Abidjan, 24 oct (AIP)- Les hommes de médias ont été invités à produire et partager des articles sur les avancées en matière de découverte et de prise en charge médicale des populations des pays bénéficiant du financement du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (GFAN en anglais), lors d’un webinaire d’information et de sensibilisation organisé jeudi 24 octobre 2024 à l’intention des médias africains afin de les encourager à amplifier ces messages.
Ces échanges autour du thème « Briefing des médias sur les attentes de la société civile pour les programmes du GFAN », ont relevé l’ensemble des besoins financiers et des priorités pour le huitième cycle de reconstruction des ressources.
Ainsi, pour une reconstitution fructueuse des financements, et pour combler les lacunes pour les populations vulnérables, les journalistes sont invités à s’intéresser davantage aux activités du GFAN, à produire des articles sur les avancées scientifiques et les bonnes pratiques qui ont sauvé des millions de vies, à partager les témoignages des communautés impactées par le GFAN, à être des porte-voix des communautés et de la société civile, à amplifier les politiques mises en place pour la mobilisation des ressources, ce qui pourrait renforcer les partenariats et augmenter les financements pour une meilleure action du GFAN.

Selon le leader parlementaire acquis à la cause de la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme, l’honorable Daniel Molokélé, « il faut promouvoir les meilleurs pratiques de santé et les politiques sanitaires essentielles en Afrique, afin d’amener nos gouvernants à mobiliser davantage de ressources financières, car sur les 92% des financements du GFAN qui viennent des bailleurs, 72% de ces ressources sont injectées en Afrique sub-saharienne ».
En terme d’impact, le GFAN a pu réduire en 2022, 23% de cas de tuberculose sur 11 millions de contamination, et 22% de nouveaux cas. Le paludisme a été réduit de 28% en taux de propagation, tandis que le taux de mortalité a baissé de 79% « En partageant ce genre d’impacts positifs avec des articles de presse plus approfondis, cela pourrait susciter et aider les leaders à prendre leurs responsabilités communautaires, leur rappeler les engagements qu’ils ont pris, et mettre à disposition les moyens nécessaires pour atteindre les objectifs », a soutenu Brice Bambara, au nom de la société civile.
« Les fonds se concentrent dans les pays où il y a moins de progrès. En réalité, lorsque le financement d’un pays endémique diminue, c’est qu’il y a de bons résultats concernant la prise en charge et le taux de mortalité de ces pandémies », a expliqué un des leaders de la section Recherche et Plaidoyer au GFAN, Quentin Batreau.
En effet, depuis sa création en 2002, le GFAN a pu faire bénéficier 65 millions de personnes de ses prestations à travers le monde. En 2023, ce sont 7,5 millions prises en charge concernant la tuberculose, 25 millions de personnes sous thérapie rétrovirale, 227 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée (MILDA) distribuées pour la lutte contre le paludisme, et plus de huit milliards USD pour renforcer le système de santé communautaire.
Ce webinaire a réuni plus de 80 auditeurs issus principalement de 10 pays francophones et anglophones, dont la Côte d’Ivoire, bénéficiant des activités du GFAN.
(AIP)
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