Abidjan, 17 juil 2025 (AIP) – Une session spécialisée a été ouverte, jeudi 17 juillet 2025, au siège du Groupement d’intervention et de recherche d’Abidjan (GIRA), à Treichville, au profit d’une trentaine d’agents des douanes en vue de les former à la lutte contre la la contrefaçon dans le cadre du projet « Stop contrefaçon », une initiative du Comité national de lutte contre la contrefaçon (CNLC), en synergie avec le GIRA.
Cette formation de deux jours, qui s’achèvera vendredi 18 juillet, vise à renforcer les capacités des douaniers en matière de détection, d’identification et de saisie des produits contrefaisants. Elle s’inscrit dans une stratégie nationale de lutte contre ce fléau, qui représente un danger croissant pour la santé publique, la sécurité des consommateurs et l’économie ivoirienne.
Prenant la parole au nom du commandant du GIRA, le Colonel Penah Jean Marie, chef de division chargé de la lutte contre la contrefaçon et les stupéfiants, a salué cette initiative conjointe entre le CNLC et la Douane, la qualifiant de réponse technique face à la menace multiforme que représente la contrefaçon.
« Cette session illustre notre volonté commune de doter nos agents des outils techniques et pratiques nécessaires pour mieux lutter contre la prolifération des produits contrefaisants. À nos agents de douane, je vous invite à tirer le meilleur de cette formation. Vous êtes le maillon essentiel de la lutte contre les produits illicites », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la rigueur et le discernement que doivent cultiver les participants afin de préserver l’intégrité de l’économie nationale.

Pour sa part, la coordinatrice du CNLC, Geneviève Diakité, a rappelé que la contrefaçon n’est pas uniquement un délit économique, mais constitue aussi un risque sanitaire majeur, affaiblit la compétitivité des entreprises, et contribue indirectement au financement du terrorisme à travers des mécanismes comme le blanchiment et la contrebande.
« À vous, agents : Soyez vigilants, curieux, exigeants. Posez des questions, échangez avec les formateurs, ramenez des résultats concrets après cette formation. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons protéger nos frontières, préserver les emplois et sauvegarder notre économie nationale », a-t-elle exhorté.
Elle a également rappelé que la lutte contre la contrefaçon est inscrite dans le Plan national de développement (PND) et constitue une priorité du gouvernement, d’autant que la Côte d’Ivoire figure sur la liste rouge de l’Union européenne en raison d’insuffisances en matière de conformité aux standards du Groupe d’action financière (GAFI).
Mme Diakité a indiqué que les agents déployés sur le terrain constituent les garants de la souveraineté économique du pays, soulignant que leur vigilance et leur professionnalisme jouent un rôle déterminant, tant dans la lutte contre les produits illicites que dans la réalisation des objectifs de mobilisation des recettes publiques.
Le contenu de la formation porte notamment sur le cadre juridique de la lutte contre la contrefaçon en Côte d’Ivoire les techniques d’identification des produits contrefaisants, les caractéristiques des produits frauduleux les plus courants (médicaments, cosmétiques, pièces automobiles, etc.), le rôle des titulaires de droits, les procédures de saisie et de constatation des infractions.
Le CNLC, autorité administrative indépendante installée depuis 2015, a déjà procédé au retrait de produits contrefaisants d’une valeur estimée à 17 milliards de F CFA sur le marché national, selon ses données officielles.
(AIP)
zaar

