Selon l’agence chargée de la cybersécurité en Côte d’Ivoire, le document présenté comme un « communiqué du Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire » est entièrement fabriqué. « Aucun communiqué officiel de cette nature n’a été publié ni par le gouvernement ivoirien, ni par son porte-parole », précise l’ANSSI.
Une intox construite à partir d’un contexte réel
L’analyse des faits montre que cette désinformation s’appuie sur une actualité bien réelle, notamment l’arrestation récente de Kemi Seba en Afrique du Sud et l’ouverture d’une procédure d’extradition vers le Bénin. Plusieurs sources concordantes indiquent que l’activiste a été interpellé à Pretoria à la mi-avril et fait l’objet de poursuites judiciaires dans son pays d’origine.
Cependant, aucune implication des autorités ivoiriennes n’est mentionnée dans cette affaire, contrairement à ce que laisse croire le faux document.
Une origine probable dans les réseaux sociaux
Même si l’origine exacte de la fausse publication n’est pas officiellement établie, son mode de diffusion, à travers des captures de pseudo-communiqués et des visuels imitant des documents administratifs, correspond à des pratiques fréquentes observées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp, où des contenus sensationnalistes sont régulièrement partagés.
Le procédé consiste généralement à reprendre un fait réel, à y ajouter une fausse implication institutionnelle, puis à diffuser le tout sous forme de communiqué officiel afin de tromper l’opinion publique.
Appel à la vigilance
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information invite les citoyens à faire preuve de prudence face à ce type de manipulation de l’information. Elle recommande de vérifier systématiquement les sources via les canaux officiels, de s’assurer de l’authenticité institutionnelle des documents et d’éviter de relayer des contenus non vérifiés.
L’agence met également en garde contre les conséquences de ces fausses informations, susceptibles de semer la confusion autour de situations sensibles et de porter atteinte à la paix sociale.
Dans un contexte marqué par la circulation rapide de contenus numériques, les autorités ivoiriennes appellent à une responsabilité collective afin de lutter efficacement contre la désinformation.
(AIP)
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