Sikensi, 4 déc 2025 (AIP)- Le chef central des villages de Sikensi, Nanan Adan Kadjo Bernard, et la présidente de la Fédération des associations féminines de Sikensi (FAFSI), Affi M’Boua Madeleine, ont réaffirmé leur engagement à travailler en synergie avec leurs communautés pour la protection des filles du département.
Cet engagement a été pris, samedi 29 novembre 2025, lors d’une table ronde organisée au Centre Esther de Sikensi par l’ONG Cœur d’Esther, dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme éducatif intitulé « À table ‘vert’ l’avenir ».
Les échanges, animés par la présidente de l’ONG, Dakouri Paola Dominique, ont réuni les pensionnaires du centre et les leaders communautaires autour du thème, « La fille, notre avenir commun : comment lutter ensemble contre les grossesses en cours de scolarité ? ».
Au nom du collectif des chefs de villages, Nanan Djahi Christophe, ainsi que Mme M’Boua, ont promis d’intensifier la sensibilisation auprès des familles, afin de transmettre aux jeunes filles, les valeurs traditionnelles susceptibles de les prémunir contre les grossesses précoces et les autres risques auxquels elles sont exposées, notamment dans le milieu scolaire.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les élèves filles de se consacrer à leurs études pour garantir une meilleure insertion professionnelle à l’avenir.
Mme Dakouri a, par ailleurs, rappelé l’importance des gestes éco-citoyens et d’une alimentation saine dans cette démarche collective de protection et d’accompagnement des jeunes filles. Elle a également réitéré son plaidoyer pour l’achèvement des travaux du nouveau bâtiment du Centre Esther à Bécédi, dans la commune de Sikensi.
Selon elle, cette infrastructure « représente une solution durable de lutte contre les grossesses en cours de scolarité, en offrant un cadre sécurisé alliant hébergement, encadrement éducatif et formation à l’autonomisation des filles en difficulté ».
Les pensionnaires du foyer ont exprimé leur volonté de mettre en pratique les conseils reçus des autorités traditionnelles et des représentantes des femmes.
Entre septembre 2024 et juin 2025, la Côte d’Ivoire a enregistré 4 481 cas de grossesses en cours de scolarité, soit une hausse de 8,31 % par rapport à l’année scolaire précédente, qui comptait 4 137 cas, selon le rapport du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) publié le jeudi 26 juin 2025.
(AIP)
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