Bocanda, 24 jan 2026 (AIP) – Le Fonds national de lutte contre le SIDA (FNLS) a sensibilisé, jeudi 22 janvier 2026, les autorités administratives et les leaders communautaires du département de Bocanda (Centre-Est, région du N’Zi) sur la nécessité de mobiliser des ressources financières à travers la vente de timbres de solidarité nationale, en vue de renforcer la lutte contre le VIH-SIDA.
Cette séance de travail a réuni à la salle de réunions de la préfecture le corps préfectoral, des élus locaux, des responsables de services publics et parapublics, des guides religieux, des chefs traditionnels ainsi que d’autres leaders communautaires.
Animée par le sous-directeur de la mobilisation des ressources du FNLS, Bayala Guy Romaric, la rencontre a permis de présenter le rôle stratégique du timbre FNLS comme mécanisme de financement durable de la riposte nationale, de recueillir les propositions des participants sur les modalités de collecte locale et d’envisager les mécanismes de gestion des fonds.
« Le timbre FNLS s’inscrit dans une stratégie globale visant à réduire la dépendance aux financements extérieurs et à renforcer l’implication des acteurs locaux dans la lutte contre le VIH-SIDA, face au désengagement progressif des partenaires internationaux », a expliqué M. Bayala. Il a ajouté que cette initiative vise, entre autres, à faciliter l’accès des personnes vivant avec le VIH aux antirétroviraux (ARV), afin de réduire la charge virale et, par conséquent, la contagiosité.
Concrètement, les usagers des services publics seront appelés, lors de l’établissement de documents administratifs, à apporter une contribution volontaire comprise entre 100 et 1 000 FCFA, voire plus, en contrepartie de laquelle ils recevront un timbre attestant de leur participation au financement des activités de lutte contre le VIH-SIDA.
Un comité local de gestion, placé sous l’autorité du préfet du département, Koné Kinan Christelle, sera chargé de la collecte et de la gestion des fonds. Il est prévu que 25 % des ressources mobilisées servent à financer les activités locales de sensibilisation et d’information, ainsi que certaines charges de fonctionnement, tandis que le reliquat sera reversé au FNLS pour soutenir l’offre de soins et de services aux personnes vivant avec le VIH.
M. Bayala a exhorté les autorités et leaders communautaires à se mobiliser autour de ce projet et à en être les relais auprès des populations, afin d’en assurer le succès dans le département de Bocanda.
Pour sa part, le préfet Koné Kinan Christelle a invité les populations à adhérer massivement au projet des « timbres FNLS », afin que Bocanda contribue pleinement à cet élan de solidarité nationale en faveur des personnes vivant avec le VIH. Elle a, à cet effet, reçu copie de la convention devant lier sa circonscription administrative au FNLS, pour étude et signature.
Le placement de timbres de solidarité s’inscrit dans le vaste plan de riposte mis en œuvre face au désengagement des partenaires techniques et financiers internationaux, qui assuraient jusque-là près de 80 % du financement des activités de lutte contre le VIH-SIDA en Côte d’Ivoire.
En 2024, le pays comptait environ 407 000 personnes vivant avec le VIH, dont 1 282 dans le département de Bocanda, selon les statistiques du FNLS.
(AIP)
kkc/kkp/kp

