Yamoussoukro, 11 mars 2026 (AIP) – Le préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, a lancé mardi 10 mars 2026, à la salle des fêtes de la mairie, une campagne itinérante de sensibilisation contre l’orpaillage illégal dans les localités à forte activité minière du district autonome de Yamoussoukro.
S’exprimant à cette occasion, le préfet a alerté sur la gravité de l’orpaillage clandestin, qu’il a qualifié de « menace de vie ou de mort » pour les populations et l’environnement. Il a rappelé que la campagne nationale de lutte contre ce phénomène est conduite sur instruction du président de la République et du Premier ministre, avec l’implication du ministre en charge du secteur.
Coulibaly Gando a particulièrement insisté sur les conséquences de l’orpaillage sur les ressources en eau, notamment la pollution du fleuve Bandama, dont l’eau est captée et traitée pour l’alimentation en eau potable de Yamoussoukro et de ses environs. Selon lui, les activités d’orpaillage ont fortement dégradé la qualité de cette eau, autrefois claire, aujourd’hui devenue boueuse et potentiellement dangereuse pour la santé.
Il a expliqué que cette pollution complique également le traitement de l’eau, réduisant la quantité d’eau potable disponible et entraînant par moments des difficultés d’approvisionnement pour les populations.
Le préfet a en outre évoqué d’autres conséquences néfastes de l’orpaillage clandestin, notamment la destruction de l’environnement et la contamination des ressources halieutiques. Il a cité l’exemple du poisson de Kossou, autrefois très prisé, aujourd’hui délaissé en raison de la pollution.
Appelant à une prise de conscience collective, Coulibaly Gando a souligné que la lutte contre l’orpaillage illégal constitue un combat national dans lequel chaque citoyen doit jouer sa partition afin de préserver la nature et garantir un environnement sain aux générations futures.
Intervenant au nom du maire de Yamoussoukro, Félicien Gomont, son représentant a regretté que la capitale politique de la Côte d’Ivoire, jadis réputée pour son cadre attrayant, soit aujourd’hui affectée par les effets dévastateurs de l’orpaillage illégal.
Il a rappelé que la mission de l’équipe municipale est d’offrir aux populations une meilleure qualité de vie, et non une existence fragilisée par la prolifération des activités d’orpailleurs. À ce titre, la mairie de Yamoussoukro a exprimé son entière adhésion à cette initiative du préfet, qu’elle a qualifiée d’« initiative de salut public ».
(AIP)
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