Représentant le président de l’Université de Bondoukou, le professeur Sib Sié Justin, vice-président chargé de la pédagogie et de la vie universitaire, a rappelé la portée historique et symbolique de cette journée célébrée chaque 8 mars à travers le monde depuis sa reconnaissance par les Nations unies en 1977.
« Lorsqu’une femme est éduquée, ce sont toutes nos communautés qui progressent. Lorsqu’une femme a accès aux opportunités économiques et sociales, c’est toute la société qui en bénéficie », a-t-il affirmé, soulignant que l’éducation des filles et l’autonomisation des femmes représentent un investissement stratégique pour l’avenir du pays.
Il a insisté sur le rôle de l’université dans la formation de citoyens responsables et de leaders capables de promouvoir l’égalité des chances.
« L’université est un lieu où se forme la pensée critique, où se construisent les futurs leaders et où se produisent les connaissances capables de transformer la société. Agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire, c’est investir dans l’avenir de notre pays », a-t-il ajouté.

Prenant la parole au nom des femmes de l’Université de Bondoukou, Lepri Annick a salué les progrès réalisés en Côte d’Ivoire en matière de promotion des droits des femmes, notamment dans la lutte contre les violences basées sur le genre, l’autonomisation économique et l’amélioration de la participation des femmes aux instances de décision.
« Il nous appartient tous de nous lever et de nous engager afin de permettre aux femmes et aux filles de vivre pleinement leurs droits », a-t-elle déclaré, appelant à lever les obstacles liés au manque d’information, à la complexité des procédures et à la stigmatisation sociale.
Au cours de la cérémonie, le directeur des ressources humaines de l’université, Dr Yaya Traoré, a procédé à la lecture d’une motion de la gouvernance de l’institution réaffirmant son engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Cette motion met notamment l’accent sur la promotion d’un accès équitable aux opportunités professionnelles et académiques, le renforcement du leadership féminin et la valorisation des compétences des femmes au sein de l’université.
« La gouvernance de l’Université de Bondoukou réaffirme sa détermination à promouvoir une égalité effective entre les femmes et les hommes et à garantir un accès équitable aux opportunités professionnelles et académiques », a-t-il déclaré.
La motion souligne également la volonté de l’institution de favoriser la participation des femmes aux instances de gouvernance et de décision, notamment au sein du conseil d’université et du conseil de gestion.
Elle réaffirme par ailleurs la politique de tolérance zéro de l’université face à toutes les formes de violences, de harcèlement ou de discrimination fondées sur le genre.
« La dignité humaine constitue un principe fondamental et non négociable. La gouvernance de l’université réaffirme sa politique de tolérance zéro à l’égard de toutes les formes de violences, de harcèlement et d’abus », a insisté Dr Traoré.
Représentant le maire de Bondoukou, Kra Kouamé et la représentante de la direction régionale de la Femme, de la Famille et de l’Enfant de Bondoukou, Mme Kouadio Koko Affoua, ont souligné que la reconnaissance des droits des femmes constitue un pilier fondamental pour la justice sociale et la cohésion nationale, un droit fondamental pour une justice sociale équitable, juste et inclusive.
À travers cette célébration, les responsables de l’Université de Bondoukou ont réitéré leur engagement à promouvoir un environnement académique inclusif et respectueux des droits des femmes, tout en encourageant leur pleine participation à la vie universitaire et au développement de la société.
La cérémonie a réuni autorités administratives, responsables universitaires, enseignants-chercheurs, personnels administratifs, étudiants et plusieurs femmes de l’institution autour du thème national « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ».
(AIP)
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