Abidjan, 24 jan 2026 (AIP) – L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé une « grave erreur judiciaire » après la condamnation de la journaliste philippine Frenchie Mae Cumpio à une peine de 12 à 18 ans de prison pour de présumées accusations de « financement du terrorisme », à l’issue d’un procès qu’elle qualifie d’inique.
Dans un communiqué publié le vendredi 23 janvier 2026 à l’occasion du 27e anniversaire de naissance commémorée alors qu’elle est en prison, RSF revient sur la condamnation de la journaliste d’investigation.
Frenchie Mae Cumpio est détenue depuis février 2020, à la suite de son arrestation aux côtés de quatre défenseurs des droits humains. Au moment de son interpellation, elle occupait les fonctions de directrice exécutive du site d’information Eastern Vista et de présentatrice radio à Aksyon Radyo-Tacloban DYVL.
Selon RSF, aucune preuve crédible n’a été produite par l’accusation tout au long de la procédure judiciaire. L’organisation affirme que la condamnation repose sur des accusations fabriquées, malgré lesquelles la journaliste a écopé d’une peine jugée « d’une sévérité extrême ».
RSF et la coalition #FreeFrenchieMaeCumpio estiment que ce verdict illustre une escalade de la répression contre le journalisme indépendant aux Philippines et révèle les défaillances du système judiciaire du pays en matière de respect de la liberté de la presse.
Pour l’organisation de défense des journalistes, cette décision « ne vise pas seulement une journaliste, mais porte atteinte au droit du public à l’information ».
RSF réaffirme son engagement à dénoncer les poursuites abusives et à mobiliser la communauté internationale en faveur de la protection des journalistes poursuivis pour l’exercice de leur métier.
(AIP)
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