Abidjan, 21 jan 2026 (AIP) – La présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Annalena Baerbock, a défendu, mercredi 21 janvier 2026, le rôle et la légitimité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), affirmant que sa Charte constitue « l’assurance-vie collective du monde », face aux critiques croissantes visant l’institution multilatérale.
S’exprimant au Forum économique mondial de Davos, lors d’une session intitulée « Qui est désormais l’intermédiaire de la confiance ? », Mme Baerbock a rappelé qu’en temps normal, « la réponse serait claire : les institutions multilatérales comme les Nations Unies ».
Elle a souligné que l’Assemblée générale demeure « l’organe le plus représentatif du monde », avec ses 193 États membres, chacun disposant d’une voix, indépendamment de sa puissance ou de sa richesse.
Reconnaissant toutefois que ces institutions sont aujourd’hui confrontées à des pressions inédites, la présidente de l’Assemblée générale a indiqué que l’ONU est « non seulement sous pression, mais carrément attaquée », dans un contexte marqué par la multiplication des conflits et l’érosion du respect du droit international.
Ces déclarations interviennent alors que le président américain Donald Trump a récemment annoncé la création d’un « Conseil de la paix », qu’il présente comme une possible alternative à l’ONU.
Face à ces remises en cause, Mme Baerbock a insisté sur la nécessité de défendre l’ordre international fondé sur le droit, estimant qu’il s’agit non seulement d’un impératif moral, mais aussi d’un intérêt stratégique commun. « Dans un monde où la loi du plus fort règne, l’issue ne peut être que le chaos et la guerre », a-t-elle averti, soulignant que la Charte des Nations Unies reste le socle de la paix mondiale.
Elle a également établi un parallèle avec l’ordre économique international, qualifié « d’assurance-vie des entreprises, des investissements et de la croissance », rappelant que la confiance internationale repose sur le respect des règles communes, même lorsque cela est difficile ou coûteux.
La responsable onusienne a enfin appelé à la formation d’une alliance interrégionale, associant dirigeants politiques, chefs d’entreprise et acteurs économiques, afin de défendre et préserver l’ordre international.
De son côté, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a réaffirmé, dans un message publié sur le réseau social X, que la Charte des Nations Unies constitue « le fondement des relations internationales et le pilier de la paix, du développement durable et des droits humains ». Il a mis en garde contre les conséquences du non-respect du droit international, appelant tous les États à se conformer pleinement aux principes de la Charte.
(AIP)
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