Bouaflé, 25 jan 2026 (AIP)-Le préfet de la région de la Marahoué et préfet du département de Bouaflé, Gonbagui Gueu Georges a appelé à une prise de conscience collective contre la pollution des eaux, à l’occasion d’une séance de sensibilisation autour du thème « Ensemble stoppons la pollution des eaux », tenue vendredi à la salle de conférences de la préfecture de Bouaflé.
Cette activité, conduite par la directrice régionale de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique de la Marahoué, Kouachi Sopie Augustine, a réuni directeurs et chefs de services, chefs traditionnels ainsi que des leaders des jeunes et des femmes.
Le préfet a salué la qualité des échanges et des contributions, indiquant que les observations recueillies seront transmises au ministre de l’Environnement. Il a surtout insisté sur le caractère vital de la question environnementale, en particulier celle liée à la pollution des rivières.
« La pollution de nos eaux est une question essentielle. Faisons ce que nous pouvons pour nous-mêmes », a-t-il exhorté, appelant chaque citoyen à s’approprier la problématique.
Illustrant ses propos par des réalités quotidiennes, il a évoqué l’absence de systèmes d’assainissement adéquats dans des quartiers et villages, où les eaux usées et les déjections humaines et animales sont directement drainées vers les cours d’eau.
Pour le préfet Gonbagui Gueu Georges, la sensibilisation doit dépasser le cadre urbain pour s’étendre aux villages, car les pratiques observées en ville sont de plus en plus reproduites en milieu rural. Il a également souligné la contradiction entre les discours de lutte contre la pollution plastique et la persistance de l’usage massif des sachets plastiques dans la vie quotidienne.
Abordant la question des sanctions, l’autorité préfectorale a estimé qu’elles ne peuvent être efficaces sans une véritable éducation préalable. « Il faut nous éduquer, il faut qu’on s’éduque », a-t-il insisté, plaidant pour une synergie d’actions entre les directeurs régionaux et les autorités préfectorales, jugées plus écoutées par les populations.
Enfin, le préfet de la Marahoué a appelé à une mobilisation générale et continue, sans attendre l’intervention exclusive de l’Etat. « Nous sommes tous responsables. Il ne faut pas attendre l’Etat. On le fait pour nous-mêmes », a-t-il conclu, invitant chacun à devenir un relais de sensibilisation, aussi bien dans les quartiers que dans les villages.
Cette séance de sensibilisation s’inscrit dans la dynamique nationale de préservation des ressources en eau et de promotion d’un environnement sain et durable.
(AIP)
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