Soubré, 25 jan 2026 (AIP) – Le Bureau international du Travail (BIT), à travers le projet ENACTE, a lancé une série de formations destinées à des producteurs de cacao de la région de la Nawa en vue de la production de biochar, une activité de diversification des revenus visant à réduire la vulnérabilité économique des ménages agricoles et à prévenir le travail des enfants.
La cérémonie de lancement de ces formations théoriques et pratiques, suivie de la remise de kits de production, s’est tenue samedi 24 janvier 2026 à Méagui. L’initiative concerne des producteurs membres de coopératives cacaoyères de Méagui et de Soubré.
Selon l’experte en développement des chaînes de valeur à l’Organisation internationale du Travail (OIT), Mme Soune Golou, épouse Kouassi, le projet ENACTE, à travers son produit 3.2, vise à accompagner les ménages producteurs dans la diversification de leurs sources de revenus afin de réduire leur exposition aux chocs économiques.
Une analyse des chaînes de valeur réalisée en 2023 a identifié la transformation des déchets agricoles, notamment les coques de cacao, en biochar comme une activité compatible avec la cacaoculture. Cette transformation permet à la fois de valoriser les résidus agricoles et de générer des revenus complémentaires pour les producteurs.
Dans la région de la Nawa, l’OIT collabore avec 11 coopératives et prévoit de former 107 producteurs. Quatre sessions de formation sont programmées, dont deux à Méagui et deux à Soubré. La première phase a permis de former 50 producteurs à Méagui, tandis que 57 autres doivent être formés à Soubré à partir de la semaine prochaine.
À Méagui, la formation s’est déroulée en deux étapes, avec une session théorique le vendredi 23 janvier, suivie d’exercices pratiques le samedi 24 janvier 2026. La clôture de cette phase a été marquée par la remise de kits de production aux bénéficiaires.
Le projet est mis en œuvre avec l’appui de l’ONG Yanayi Project, chargée de la formation technique et de l’organisation du système d’achat du biochar. Son responsable, Mickael Améa, a indiqué que le biochar, produit à partir de matières organiques autres que le bois, peut être utilisé comme combustible de cuisson ou comme amendement pour améliorer la fertilité des sols dégradés.
Il a précisé que chaque producteur a reçu un kit de démarrage comprenant des équipements de protection individuelle et des carbonisateurs, ajoutant que l’ONG assure l’achat du biochar produit pour alimenter ses unités de transformation.
(AIP)
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