Abidjan, 1er juin 2026 (AIP) – Le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a donné, lundi 1er juin 2026, un ultimatum de 72 heures aux opérateurs économiques afin de remédier à la situation préoccupante des déchets dans plusieurs communes d’Abidjan.
Réunis avec les entreprises Eco-Eburnie, Ecoti SA, Clean Eburnie ainsi que plusieurs structures sous-traitantes intervenant dans la chaîne de collecte et de traitement, les échanges ont permis d’identifier les causes des dysfonctionnements et de définir des mesures urgentes pour éviter une aggravation de la situation dans la capitale économique.
Selon les opérateurs, la crise actuelle résulte d’un ensemble de contraintes techniques et logistiques, notamment la saturation partielle des sites de décharge, le ralentissement des rotations de camions et les difficultés opérationnelles au niveau du Centre de valorisation et d’enfouissement technique (CVET). Dans les faits, plusieurs camions de collecte subissent de longs temps d’attente sur les sites de déchargement, réduisant considérablement le nombre de rotations quotidiennes.
« Lorsqu’un camion, censé effectuer quatre voyages par jour, n’en réalise finalement qu’un seul en raison des blocages au niveau du centre d’enfouissement, c’est toute la chaîne qui se trouve paralysée », a expliqué un acteur du secteur.
Face à cette situation, les opérateurs ont été instruits d’intensifier immédiatement les rotations de collecte dans les communes les plus touchées et d’accélérer les travaux d’aménagement des sites de traitement. Des espaces temporaires devraient également être aménagés afin d’assurer la continuité des opérations, en attendant la réalisation de nouveaux casiers techniques destinés à accroître les capacités d’enfouissement.
Le ministre Amédé Kouakou a prévenu qu’au terme de ce délai de trois jours, la situation devra être entièrement rétablie à Abidjan, rappelant les importants efforts financiers consentis par l’État dans le secteur de la salubrité.
« Les ordures coûtent extrêmement cher à la Côte d’Ivoire », a-t-il insisté devant les opérateurs.

Selon les chiffres avancés, le traitement d’une tonne de déchets coûte environ 40 000 FCFA à l’État, un investissement jugé indispensable pour préserver la santé publique et améliorer le cadre de vie, dans un contexte d’urbanisation rapide et de production croissante de déchets, qui met à rude épreuve les capacités des infrastructures existantes.
Le membre du gouvernement a également souligné la nécessité d’une modernisation en profondeur des centres d’enfouissement, des capacités de transfert et de l’ensemble de la chaîne logistique de traitement, tout en assurant que des mesures sont déjà en cours pour un retour rapide à la normale, en attendant des solutions durables.
Les populations sont appelées au calme, au civisme et à la collaboration, tandis que les opérations de collecte se poursuivent de manière intensive sur l’ensemble du district autonome d’Abidjan.
(AIP)
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