Abidjan, 29 jan 2026 (AIP) – Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a mis en garde mercredi 28 janvier 2026, à Oslo, contre la banalisation croissante du recours à la guerre, affirmant que « la guerre n’est pas une fatalité ». lors de la conférence annuelle de l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad).
M. Türk a déploré un monde qui, 80 ans après l’adoption de la Charte des Nations unies, semble considérer l’usage de la force comme un réflexe.
« La force brute est de nouveau à la mode, et ce sont les populations civiles qui en paient le prix », a-t-il déclaré, évoquant un nombre record de 61 conflits armés actifs à travers le monde, notamment à Gaza, au Soudan et en Birmanie.
Le chef des droits de l’homme de l’ONU a dénoncé des violations systématiques du droit international humanitaire, citant les sièges prolongés, la privation de nourriture et d’eau, ainsi que la militarisation accrue des sociétés. Il a également souligné le paradoxe d’un monde où les dépenses militaires atteignent 2 700 milliards de dollars, soit 13 fois plus que l’aide mondiale au développement, alors même que les guerres débouchent de moins en moins sur des solutions durables.
Selon lui, cette dynamique a un coût humain dramatique. En 2025, 200 000 enfants de moins de cinq ans sont morts de plus que l’année précédente, une hausse qu’il qualifie de « tragédies évitables ».
A rebours des approches strictement sécuritaires, Volker Türk a insisté sur le rôle central des droits humains dans la prévention des conflits et la construction d’une paix durable. « Les droits humains ne sont pas un supplément moral, ils sont le fondement de la paix et de la sécurité », a-t-il conclu, appelant la communauté internationale à « glorifier la paix, pas la guerre ».
(AIP)
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