Bondoukou, 10 fév 2026 (AIP) – Les populations de la sous‑préfecture de Sorobango, située à 10 km de Bondoukou, ont rendu, lundi 9 fevrier 2026, un hommage à leur sous‑préfet, Mme Dago Ouhalé Geneviève pour son dévouement et son sens du dialogue.
Cet hommage a été rendu à l’occasion de la réouverture officielle de la sous‑préfecture, en présence du préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, venu réinstaller solennellement l’autorité administrative après les violences post‑électorales survenues dans la localité.
Cette cérémonie, chargée de symboles, s’est déroulée en présence du conseiller régional Ouattara Mohamed, de la directrice régionale de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture sanitaire universelle du Gontougo, Dr Akaffou Anney Julienne, de la directrice du centre social de Sorobango, ainsi que des autorités administratives, politiques, coutumières, religieuses, de la jeunesse et des populations de Sorobango et Tagadi.
Dès l’ouverture de la cérémonie, les populations ont manifesté leur reconnaissance au sous‑préfet, qui a officiellement repris ses fonctions, vêtue d’un habit traditionnel, après avoir été honorée selon le rite coutumier “Adja Isè Yèrè”, signe de respect, de purification et de réconciliation dans les us et coutumes locales.
À travers cet acte, les habitants ont exprimé leur volonté de tourner définitivement la page des violences et de renouer avec la paix et la cohésion sociale.
Dans son intervention, le préfet de région, Kouadio Gbongbo André, a salué cet hommage populaire et rappelé la portée de l’événement. « Aujourd’hui, ce n’est pas seulement la réouverture d’un bâtiment administratif que nous célébrons, mais le retour de l’État, de l’ordre républicain et de la paix à Sorobango », a‑t‑il déclaré,
Il a condamné fermement les actes de vandalisme perpétrés contre la sous‑préfecture, la résidence du sous‑préfet et d’autres symboles de l’État.
Le représentant de l’État a, par ailleurs, rendu un vibrant hommage à Mme Dago Ouhalé Geneviève pour son engagement personnel. « Elle n’a pas attendu des moyens extérieurs pour rendre cette administration fonctionnelle.
Elle a investi ses propres ressources pour améliorer les bureaux et la résidence, afin que les populations soient bien accueillies. Vous avez là une collaboratrice dévouée et méritante », a‑t‑il souligné, invitant les populations à protéger les symboles de l’administration.
Prenant la parole au nom de la jeunesse, le président du collectif des jeunes de la sous‑préfecture, Yaya Ouattara, a reconnu la responsabilité de certains jeunes dans les violences et présenté des excuses publiques au sous‑préfet et aux autorités.
« Nous avons failli. Aujourd’hui, nous avons honte. Nous demandons pardon à Madame le sous‑préfet, au préfet de région et à toutes les populations pour ces actes qui ont terni l’image de Sorobango », a‑t‑il déclaré, s’agenouillant symboliquement pour implorer le pardon et marquer l’engagement de la jeunesse à œuvrer désormais pour la paix.
Les chefs traditionnels et guides religieux ont également exprimé leur soutien au sous‑préfet, saluant son professionnalisme, sa neutralité et son sens du dialogue. Ils ont appelé leurs communautés à préserver l’harmonie sociale et à respecter l’autorité administrative, gage de stabilité et de développement.
Intervenant à son tour, le député de la circonscription Sorobango‑Tagadi, Kra Paulin, a condamné avec fermeté les violences, tout en appelant à l’apaisement. « La contestation électorale est un droit, mais la destruction est un crime. Rien ne justifie que l’on s’en prenne aux symboles de la République », a‑t‑il affirmé, avant de présenter, au nom des cadres et élus, des excuses aux autorités de l’État et de solliciter la clémence des autorités judiciaires dans un esprit de réconciliation.
La cérémonie s’est achevée dans une atmosphère de recueillement et d’engagement collectif, marquée par des ovations nourries en l’honneur du préfet de région pour son implication personnelle et du sous‑préfet de Sorobango pour son dévouement. Les populations ont pris l’engagement de faire de Sorobango un espace de paix durable, propice au développement et au vivre‑ensemble.
(AIP)
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