Abidjan, 13 fév 2026 (AIP) – Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, a appelé vendredi 13 février 2026 à Addis-Abeba, en Ethiopie, à bâtir une coopération internationale fondée sur « le respect mutuel et la confiance », lors du Sommet Italie-Afrique organisé en marge du Sommet de l’Union africaine.
Saluant l’engagement de l’Italie à travers le Plan Mattei, qu’il a qualifié « d’exemple à suivre », M. Guterres a estimé que les partenariats doivent contribuer à la mise en œuvre du Programme 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Le chef de l’ONU a mis en avant trois priorités majeures, à commencer par la justice financière. Il a rappelé que les pays en développement font face à un déficit annuel de financement des Objectifs de développement durable (ODD) estimé à 4 000 milliards de dollars, soulignant que les pays africains paient jusqu’à huit fois plus pour emprunter que les pays développés.
Il a plaidé pour des banques multilatérales de développement plus fortes, des financements abordables à long terme et des solutions à la dette permettant de réduire les risques et les coûts, estimant que ces mesures constituent un levier essentiel pour s’attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière.
Sur le climat, M. Guterres a averti que le monde dépassera le seuil de 1,5 °C de réchauffement, appelant à limiter ce dépassement « autant que possible ». Il a souligné le potentiel de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables, tout en regrettant que le continent ne reçoive que 2 % des investissements mondiaux dans les énergies propres.
Il a ainsi plaidé pour des investissements massifs dans les renouvelables, les réseaux et le stockage, un financement accru de l’adaptation et la généralisation des systèmes d’alerte précoce, évoquant la nécessité de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an pour les pays en développement d’ici 2035.
Abordant la transformation numérique, le Secrétaire général a annoncé avoir soumis à l’Assemblée générale les noms de 40 experts en vue de constituer un panel scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle (IA), dont le premier rapport est attendu en juillet. Il a appelé à une IA « sûre, transparente et équitable » et à la création d’un Fonds mondial pour l’IA afin de renforcer les capacités des pays en développement.
En marge des travaux, M. Guterres a rencontré le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, ainsi que plusieurs dirigeants africains, dont le Président du Burundi, Évariste Ndayishimiye.
Il doit prononcer, samedi, un discours à l’ouverture du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine.
(AIP)
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