Yamoussoukro, 17 fév 2026 (AIP) – Le représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Vassongbo Bamba, a exhorté, lundi 16 février 2026 à Yamoussoukro, les responsables et agents de la direction générale des impôts (DGI) à redoubler d’efforts afin d’atteindre un taux de pression fiscale de 15,7 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2026, contre 15 % en 2025.
S’exprimant à l’ouverture du séminaire bilan annuel 2025 et perspectives 2026 de la DGI, au nom du ministre, M. Bamba a salué la tenue régulière de ces assises, devenues « une étape incontournable pour toute administration qui veut inscrire ses activités dans un processus d’amélioration continue ».
Après un bilan intermédiaire jugé satisfaisant, le séminaire annuel doit permettre d’évaluer les performances réalisées au regard des objectifs assignés et de dégager les perspectives pour l’exercice 2026.
Le représentant du ministre a rappelé que l’année 2025 s’est déroulée dans un environnement économique international relativement stable, malgré la persistance de tensions géopolitiques. Sur le plan national, la solidité de l’économie ivoirienne s’est consolidée, notamment grâce à la mise en œuvre d’importantes mesures d’administration fiscale.
Les activités de la DGI ont ainsi enregistré un taux de réalisation de 97,5 %, avec un écart négatif de 127,7 milliards de FCFA. Malgré ce gap, le ministre a adressé ses félicitations aux services pour les efforts consentis, tout en les engageant à faire preuve de davantage d’inventivité et de détermination pour atteindre, voire dépasser, les objectifs de recouvrement fixés pour 2026.
Le thème du séminaire, axé sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de mobilisation des recettes à moyen terme par la DGI, s’inscrit dans le cadre du programme économique et financier conclu avec le Fonds monétaire international (FMI). À ce titre, la Côte d’Ivoire s’est engagée à renforcer la mobilisation des recettes fiscales intérieures à travers des mesures de politique fiscale et d’administration fiscale et douanière.
L’objectif principal pour 2026 est de porter le taux de pression fiscale à 15,7 % du PIB, soit une hausse de 0,7 point par rapport à 2025. Cette ambition devra s’appuyer sur l’accélération de la mise en œuvre de la stratégie de recettes à moyen terme 2024-2028, la digitalisation des procédures et le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale.
Le budget 2026 assigne à la DGI un objectif de mobilisation de 5 988,1 milliards de FCFA. Pour y parvenir, l’administration fiscale devra renforcer la synergie avec les autres régies financières et déployer des initiatives visant à consolider le système fiscal dans un climat social apaisé.
Un accent particulier devra être mis sur l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment par le renforcement des méthodes de recensement électronique des parcelles et des activités économiques, à l’ère de l’intelligence artificielle et de l’économie numérique. Le commerce électronique, en pleine expansion, représente à cet égard un potentiel encore sous-exploité.
La communication autour du système de facturation normalisée électronique devra également être amplifiée afin d’améliorer le civisme fiscal et d’optimiser les recettes.
Réaffirmant l’appui du ministère aux réformes engagées et à l’amélioration des conditions de travail du personnel, le représentant du ministre s’est dit convaincu que la DGI saura tirer profit de ce séminaire pour renforcer sa performance.
(AIP)
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