Abidjan, 04 mars 2026 (AIP) – La Côte d’Ivoire enregistre une hausse significative du signalement des violences basées sur le genre (VBG), avec 10 547 cas pris en charge en 2025 contre 9 607 en 2024, a révélé la conseillère technique au ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Namizata Fofana épouse Binaté,iInvitée à la tribune « Tout savoir sur » du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG) ce mardi 3 mars 2026.
Dressant un bilan de la lutte contre ce fléau, Mme Fofana a évoqué un bond statistique qui témoigne d’une libération de la parole et de l’efficacité croissante des dispositifs de protection mis en place par le gouvernement.
Loin d’être une simple fatalité, l’augmentation du nombre de cas répertoriés reflète une meilleure structuration de la réponse étatique. Chaque victime bénéficie désormais d’un parcours sécurisé, a indiqué Mme Fofana, soulignant qu’il existe désormais un accompagnement immédiat par des plateformes spécialisées, un dépôt de plainte assisté dans les commissariats compétents et une prise en charge sanitaire et psychologique garantie dans un délai critique de 72 heures, pour les cas de viol. « Lorsqu’une femme est victime de violences, elle n’est plus seule. Elle est orientée, soignée et accompagnée jusqu’au bout de la procédure judiciaire », a rassuré la conseillère technique.
Malgré la complexité de consolider les statistiques de condamnation à l’échelle nationale, le ministère affirme assurer un suivi rigoureux de chaque dossier. L’objectif est de transformer le signalement en acte de justice pour dissuader les auteurs. Le cas récent de féminicide à Abobo a d’ailleurs été cité comme exemple de la détermination des autorités à ne laisser aucun crime impuni.
Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la 49ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes (JIF 2026), qui sera célébrée le 7 mars prochain à Abobo sous le thème « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ».
Pour le gouvernement, la lutte contre les VBG dépasse le cadre judiciaire, mais elle touche aux fondements mêmes du développement. En levant les obstacles liés à la stigmatisation sociale et au déficit d’information, la Côte d’Ivoire entend garantir à chaque citoyenne ses droits indivisibles : le droit à la vie, à l’éducation et, in fine, à une émancipation pleine et entière.
(AIP)
Bsp/kp

