Abidjan, 04 mars 2026 (AIP) – Alors que musulmans et chrétiens observent simultanément le Ramadan et le Carême, le coach sportif Yanko Kra Abass invite les fidèles à ne pas déserter les salles de sport, estimant qu’une activité physique adaptée est bénéfique pour traverser cette période de privation.
En cette période de jeûne, les salles de sport enregistrent chaque année une baisse de fréquentation, comme si le jeûne était incompatible avec l’effort physique. Pourtant, selon le coach, le corps ne réclame pas un arrêt total mais une adaptation intelligente.
« Le sport ne vole pas ton énergie, il apprend à ton corps à mieux la gérer », résume M. Yanko, propriétaire d’un gymnase à Yopougon, pour qui une pratique bien dosée constitue un allié précieux pour les jeûneurs, quelle que soit leur confession.
Pratiquer une activité physique pendant le jeûne présente plusieurs bienfaits. Elle permet de maintenir sa masse musculaire et de limiter la prise de poids liée à une alimentation plus riche ou à la sédentarité. Sur le plan physiologique, elle améliore la digestion après la rupture du jeûne.
Sur le plan mental, le sport agit comme un régulateur d’humeur précieux en période d’introspection, réduisant le stress et la fatigue. Il aide également à préserver sa mobilité et sa posture, souvent mises à mal par les longues journées d’inactivité.
Pour concilier spiritualité et bien-être physique, le coach recommande deux créneaux spécifiques. Le premier, en fin de journée avant la rupture du jeûne, est consacré à une séance légère axée sur la mobilité ou le stretching. Le second, une à deux heures après le repas du soir, est propice à un renforcement musculaire modéré, en privilégiant la qualité du mouvement.
Yanko Kra Abass rappelle quelques règles d’or. Il conseille de réduire l’intensité des séances, de soigner son hydratation entre la rupture et l’aube, de faire du sommeil une priorité, et d’écouter son corps pour s’arrêter aux premiers signes de faiblesse.
À l’inverse, il déconseille de s’entraîner avec la même intensité qu’en temps normal, de chercher à battre des records, de négliger l’hydratation, de faire du sport aux heures chaudes, ou de forcer en cas de fatigue extrême.
« Jeûner, oui. Abandonner son corps, non », lance le coach, invitant les fidèles à considérer le jeûne comme un temps de discipline que le sport, bien encadré, peut renforcer.
(AIP)
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