Abidjan, 09 mars 2026 (AIP) – Le Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) a appelé l’ensemble des producteurs de cacao et les organisations professionnelles agricoles à une grande rencontre de concertation prévue dans l’Ouest du pays dans les prochains jours, afin d’examiner la crise liée à la commercialisation intérieure du cacao au titre de la campagne cacaoyère 2025-2026.
Cet appel a été lancé dimanche 8 mars 2026 par le président national du SYNAP-CI, Koné Moussa, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’organisation, dans la commune du Plateau à Abidjan.
M. Koné a expliqué que la filière cacao demeure un pilier majeur de l’économie ivoirienne et constitue la principale source de revenus pour des centaines de milliers de familles paysannes. Cependant, les difficultés rencontrées dans la commercialisation intérieure du cacao suscitent de fortes inquiétudes au sein des producteurs.
Il a rappelé qu’à l’annonce du prix bord champ de 2 800 FCFA le kilogramme pour la campagne 2025-2026, la plateforme SYNAP-CI–ANAPROCI avait déjà attiré l’attention sur les risques d’une crise dans la filière.
Le président du SYNAP-CI a indiqué que les analyses et observations de cette plateforme ont contribué à la mobilisation par le gouvernement d’une enveloppe de 280 milliards de FCFA destinée à soutenir la commercialisation du cacao.
Malgré cette intervention, d’importants stocks de cacao demeurent encore dans les magasins des coopératives, a déploré M. Koné, estimant que cette situation soulève de nombreuses interrogations au sein des producteurs.
Il s’est également dit préoccupé par l’annonce du prix bord champ de la campagne intermédiaire, fixé à 1 200 FCFA le kilogramme, alors que les stocks issus de la grande campagne restent encore largement invendus.
Face à cette situation qu’il juge préoccupante, le SYNAP-CI invite les producteurs, les délégués des organisations professionnelles agricoles et les acteurs de la filière à prendre part à la grande rencontre de concertation dans l’Ouest du pays.
Cette rencontre devrait permettre, selon le syndicat, d’analyser en profondeur la crise actuelle et de définir des orientations et décisions appropriées dans l’intérêt des producteurs.
« Les producteurs de cacao, véritables piliers de cette filière stratégique, ne doivent pas être les victimes d’un système qui devrait au contraire garantir la protection de leurs intérêts et la dignité de leur travail », a insisté M. Koné.
(AIP)
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