Abengourou, 31 mars 2026 (AIP) – La 12ᵉ édition de la danse traditionnelle Kroubi ouvert samedi 28 mars 2026, s’inscrit dans une dynamique de préservation de l’environnement avec l’introduction de structures métalliques en remplacement des poutres en bois, en vue de lutter contre la déforestation grâce à l’appui du maire Hervé Adom.
Organisée par l’Union des Femmes du Zanzan d’Abengourou (UFZA), la cérémonie s’est tenue à la place de la solidarité.
Selon la présidente du comité d’organisation, Mme Gbané épouse Yoro, cette initiative vise à réduire la pression sur les ressources forestières, autrefois fortement sollicitées pour la tenue de cette danse traditionnelle. « Depuis trois ans, M. le maire nous a fourni des poutres en fer. Habituellement, c’était du bois. Face à la déforestation, il a jugé bon de nous offrir le fer pour préserver nos forêts », a-t-elle expliqué.
Elle a également salué l’aménagement de la place de la solidarité, désormais dallée grâce au maire, offrant un cadre plus sain et adapté à la pratique du Kroubi, tout en limitant les désagréments liés à la poussière.
Le maire d’Abengourou, Hervé Adom a souligné que cette initiative répond à un enjeu environnemental majeur. Il a réaffirmé son engagement pour la préservation des forêts ivoiriennes et pour le soutien à des projets conciliant traditions et protection des ressources naturelles.
Il a également encouragé les danseuses du Kroubi à promouvoir la culture dans le respect de l’environnement et à formuler des prières pour le développement de la région et du pays.
Le Kroubi (ou Kouroubi) est une danse traditionnelle de réjouissance du peuple Malinké, principalement dans le nord et le nord-est de la Côte d’Ivoire, notamment à Bondoukou, Kong et Korhogo. Elle est exécutée par de jeunes filles vierges âgées de 5 à 25 ans et se déroule vers la fin du Ramadan, au lendemain de la “nuit du destin” (26ᵉ ou 27ᵉ jour du mois).
Les jeunes filles, richement parées, dansent sur des échafaudages en bois de près de trois mètres de haut, rythmées par des chants et des percussions. La tradition veut que ces échafaudages s’effondrent si une jeune fille non vierge tente de monter dessus.
C’est une danse sacrée qui célèbre la pureté et la féminité et marque le passage à l’âge adulte. Elle constitue un rite de passage et un moment de valorisation des jeunes filles vierges avant le mariage.
(AIP)
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