Abidjan, 03 avr 2026 (AIP)- Les députés de la Commission des affaires sociales et culturelles (CASC) ont donné, jeudi 2 avril 2026 à Abidjan Plateau, leur quitus à l’adoption du projet de loi relatif à la biologie médicale, présenté à l’hémicycle par le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba.
A travers l’exposé des motifs, l’émissaire du gouvernement a présenté la biologie médicale comme un élément central du parcours de soins des patients, déterminants l’élaboration d’environ 60% des diagnostics, en ville et à l’hôpital.
Justifiant cette initiative par les difficultés enregistrées au niveau du système des laboratoires, en dépit des efforts du gouvernement pour améliorer les services. Des prélèvements continuent d’être acheminés à l’étranger, toute chose qui allonge les délais de prise en charge des patients.
Mais en plus, l’analyse de la situation effectuée en 2016 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en évidence l’absence d’une loi spécifique définissant la pratique de la biologie médicale ainsi qu’une dispersion des missions entre plusieurs structures. Cela compromet la sécurité des patients, dans un domaine où la qualité est de mise.
Ce projet de loi vise, entre autres, à garantir la fiabilité des examens, à encadrer les conditions d’autorisation et d’exercice des laboratoires puis à réglementer les conditions d’ouverture des laboratoires, leur inspection ainsi que la gestion des déchets biomédicaux et le contrôle de qualité.
Au terme des travaux, le ministre Pierre N’Gou Dimba a relevé le fait que le secteur reposait jusqu’à présent sur des textes « disparates », sans cadre législatif cohérent.
(AIP)
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