Abidjan, 03 avr 2026 (AIP) – Le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques (COSIM), Ousmane Diakité, a adressé un message de paix, de respect et de fraternité à la communauté chrétienne de Côte d’Ivoire à l’occasion de la Semaine sainte et de la fête de Pâques 2026.
Dans ce message publié vendredi 3 avril dans le quotidien d’Etat, Fraternité Matin,, le guide religieux musulman a souligné le caractère exceptionnel de l’année 2026, marquée par la coïncidence du Carême chrétien et du mois de Ramadan, deux périodes spirituelles majeures. Selon lui, cette simultanéité constitue « un signe fort » invitant au rapprochement des croyants et à la consolidation de la fraternité interconfessionnelle.
Le président du COSIM a relevé les convergences entre ces temps religieux, notamment autour des valeurs d’écoute, de prière, d’introspection et de conversion intérieure. Il a insisté sur l’importance d’apprendre à s’écouter mutuellement dans un contexte mondial marqué par les incompréhensions et les divisions, estimant que « les cœurs qui écoutent Dieu apprennent naturellement à s’aimer ».
Évoquant le jeûne, pratique commune à l’islam et au christianisme, le Cheickhoul Aïma a indiqué qu’il constitue une école de maîtrise de soi, de purification et de solidarité. Il a salué les moments de rupture du jeûne partagés entre musulmans et chrétiens durant cette période, les qualifiant d’« instants de grâce » favorisant le vivre-ensemble harmonieux.
Le guide religieux a également exprimé sa gratitude à la communauté chrétienne pour les actes de solidarité manifestés pendant le Ramadan, soulignant que ces gestes renforcent les liens entre les différentes confessions.
Par ailleurs, il a exhorté à promouvoir un « jeûne des mots », appelant à bannir les discours de haine au profit de paroles de paix, de bienveillance et d’espérance, notamment dans les espaces publics et sur les réseaux sociaux.
Le président du COSIM a en outre salué la mise en place de l’Alliance des Religions pour la Paix en Côte d’Ivoire, qu’il considère comme un cadre essentiel de dialogue interreligieux, contribuant à la cohésion sociale et à la stabilité nationale.
Il a enfin invité les leaders religieux à poursuivre leurs efforts pour faire des religions des vecteurs d’unité, de tolérance et de solidarité, au service d’une Côte d’Ivoire « plus juste, stable et tournée vers l’avenir ».
(AIP)
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