Abidjan, 03 avr 2026 (AIP) – La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé, du 24 au 26 mars 2026 à Praia (Cabo Verde), un atelier régional consacré à l’évaluation et à l’harmonisation des normes de formation en matière de frontières et d’immigration dans ses États membres.
Initiée par la Direction de la libre circulation des personnes et des migrations, cette rencontre visait à examiner les systèmes de formation existants, à évaluer leur conformité avec les cadres communautaires, à identifier les insuffisances et à définir des actions prioritaires en vue d’une harmonisation régionale.
L’atelier a réuni des représentants des académies nationales de formation des États membres, ainsi que des institutions spécialisées, en présence de partenaires techniques tels que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD).
À l’ouverture, le directeur des services de migration et des frontières du Cap-Vert, Manuel Nascimento, a invité les participants à des échanges constructifs pour améliorer les dispositifs de formation. Représentant le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, le directeur du département « Libre circulation des personnes, migration et tourisme », Albert Siaw-Boateng, a salué l’engagement des partenaires et rappelé l’importance du protocole communautaire sur la libre circulation.
Il a toutefois relevé des disparités dans la mise en œuvre de ce protocole, notamment en ce qui concerne l’adoption de la carte d’identité biométrique de la CEDEAO, encore limitée dans plusieurs pays.
Durant trois jours, les participants ont pris part à des sessions techniques, des travaux de groupe et des échanges d’expériences portant sur l’harmonisation des programmes de formation, la pédagogie, la certification, ainsi que les besoins en capacités et en ressources. Une attention particulière a été accordée à la mise à jour du manuel de gestion des frontières, afin de l’adapter aux défis actuels, notamment l’insécurité, la migration irrégulière et les évolutions technologiques.
Les travaux ont mis en évidence des insuffisances en matière d’infrastructures, de ressources et d’intégration des normes communautaires dans les systèmes nationaux de formation.
Les participants ont ainsi recommandé le renforcement des capacités institutionnelles, l’amélioration de l’accès aux outils modernes de formation et une coopération accrue entre les centres nationaux, en vue de consolider la gestion harmonisée des frontières dans l’espace communautaire.
(AIP)
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