Abidjan, 09 avr 2026 (AIP)- L’Alliance démocratique africaine – Côte d’lvoire (ADA-CI) plaide pour la création d’un réseau visible, accessible de centres de désintoxication et de stabilisation, adossé à une politique de santé mentale assumée, en vue de protéger, soigner, reconstruire, réinsérer sans stigmatiser les jeunes dépendant.
Le président de l’ADA-CI, Alpha Diallo, a lancé ce plaidoyer mercredi 8 avril 2026, en souhaitant des lieux de stabilisation, accessibles, où l’on peut accueillir une personne en crise, la protéger, évaluer rapidement, et orienter sans attendre, dans une déclaration transmise à l’AIP.
» Un seul grand centre ne suffira pas. Il faut un réseau, proche des gens, un centre de référence à Abidjan, des antennes régionales qui montent en puissance, et surtout un système d’orientation national: un numéro, une porte, une solution. Quand une mère, un père, une sœur, un oncle appelle… il faut qu’ils sachent quoi faire dans l’heure, pas dans trois semaines », a déclaré M. Diallo.
Selon lui, la santé mentale et les dépendances, notamment chez les jeunes sont des sujets de santé publique, de sécurité, d’école, de productivité nationale et d’avenir.
» Et pendant ce temps, l’accès aux substances les plus destructrices reste trop facile. L’alcool est partout, banal, disponible à bas coût, parfois au plus près des établissements scolaires et des espaces de jeunesse. La drogue circule, avec des points de vente connus, une offre qui s’adapte, et une capacité de nuisance qui dépasse largement la seule question morale », a déploré M. Diallo.
Pour le président de l’ADA-CI, le combat contre la dépendance ne se fait pas avec des slogans, mais plutôt avec des lieux, des équipes, des protocoles, et une prise en charge continue.
» Aujourd’hui, quand un jeune devient dépendant ou quand une personne s’effondre psychologiquement la famille se pose trois questions: où l’emmener maintenant, sans honte et sans risque? Qui peut le prendre en charge de manière professionnelle? Et quelle est la suite après l’urgence ? Trop souvent, la réponse est floue. Et quand c’est flou, on perd du temps. Et quand on perd du temps, la dépendance s’installe, la dépression s’aggrave, l’anxiété se chronicise, et la famille se fracture », a déclaré M. Diallo.
Face à cette situation, l’Alliance démocratique africaine – Côte d’lvoire souhaite voir au pays de vrais centres de désintoxication, avec équipes formées, protocoles clairs et sécurité sevrage médicalement encadré ainsi qu’un accompagnement psychologique, prise en charge des troubles associés (dépression, anxiété, traumatismes), et protection de la dignité. » Il faut traiter la dépendance comme une maladie, pas comme une faute », a ajouté son président, Alpha Diallo.
De plus, l’Alliance recommande la réhabilitation et la réinsertion des jeunes dépendant parce que « le sevrage n’est pas la fin, c’est le début ». À côté de cela, M. Diallo suggère des parcours de formation courte, sport structuré, service civique, insertion professionnelle, accompagnement familial, suivi de rechute afin d’éviter le retour au même environnement sans filet de sécurité.
Et parallèlement, le président de l’ADA-CI a rappelé que des actions doivent être menées sur les causes sociales en plaidant pour une politique de structure au-delà du volet médicale.
Une Côte d’Ivoire solidaire, selon M. Diallo signifie, très concrètement, que personne ne doit être abandonné au moment où il tombe. L’ADA-CI se présente comme un parti de contribution et la démarche de son président est de mettre sur la table des solutions prêtes, pour aider l’État à délivrer.
(AIP)
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