Abidjan, 17 avr 2026 (AIP) – Les acteurs de la petite enfance ont été invités à intensifier les investissements en faveur des services de garde d’enfants, lors d’une conférence organisée mercredi 15 avril à l’Institut national de santé publique, à Adjamé, dans le cadre de la Semaine nationale de la petite enfance (SENAPE 2026).
Représentant la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, l’inspecteur général Paul Hili Bala a appelé les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les ONG et le secteur privé à agir en synergie pour offrir aux enfants un cadre propice à leur épanouissement.
Placée sous le thème « Investir dans les services de garde d’enfants : levier stratégique pour le développement du capital humain », cette rencontre, initiée par la direction de la Coordination des établissements et services de protection de la petite enfance (DCESPPE), vise à renforcer le plaidoyer pour un accès élargi à ces services sur l’ensemble du territoire national.

M. Bala a également salué l’engagement des travailleurs sociaux, mettant en avant leur rôle déterminant dans la protection de la petite enfance, la cohésion sociale et le développement humain. Il a insisté sur la nécessité de soutenir les parents, notamment les mères, dans leur autonomie professionnelle. « L’avenir de notre nation dépend de la qualité de l’investissement que nous faisons dans la petite enfance. »
Le conférencier principal, le sociologue Daniel Trah Dibi, enseignant à l’Institut national de formation sociale, a pour sa part relevé que les services de garde d’enfants constituent une nécessité et non un luxe. Selon lui, ces structures favorisent à la fois la participation des femmes à la vie économique et le développement cognitif et relationnel des enfants.
« Les services de garde ne sont pas un luxe, mais une nécessité », a-t-il expliqué. « Ils permettent aux femmes de participer pleinement à la vie économique et sociale, tout en garantissant un meilleur développement cognitif et relationnel des tout-petits. »
Il a plaidé pour un renforcement des investissements publics et des partenariats communautaires afin de rendre ces services accessibles, notamment dans les zones rurales et défavorisées, tout en recommandant de confier davantage de responsabilités aux travailleurs sociaux.
La conférence, marquée par des prestations artistiques d’enfants et des échanges interactifs, s’inscrit dans le programme de la SENAPE 2026, officiellement lancée le même jour à l’auditorium du ministère des Affaires étrangères en présence de Mme Touré.
Prévue jusqu’au 18 avril, la SENAPE est ponctuée d’activités festives, de kermesses et de festivals visant à célébrer la créativité et le potentiel des tout-petits à travers le pays.

