Abidjan, 19 avr 2026 (AIP) – En marge du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan, L’organisation panafricaine ORUN a valorisé l’identité culturelle africaine forte et structurée, portée par les industries culturelles et créatives (ICC), vendredi 17 avril 2026, lors du “OrunDay”, au village de l’innovation du Palais de la Culture de Treichville, en marge du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (MASA).
Au cœur de cette rencontre, le directeur général de ORUN, Abdoulaye Diaw, a présenté une vision axée sur la construction d’un écosystème panafricain alliant culture, innovation et création de valeur.
« Ce que nous bâtissons ici, ce n’est pas seulement un projet culturel, c’est une dynamique collective qui vise à affirmer une identité africaine visible, assumée et connectée au monde », a déclaré M. Diaw.
Il a souligné la nécessité de structurer les initiatives à travers des hubs de création, de production et de transmission des savoir-faire, tout en développant des plateformes capables de projeter les talents africains sur les marchés internationaux.
Cette vision s’appuie notamment sur des projets concrets, dont un futur village créatif à Bouaké, conçu comme un espace de collaboration entre artisans, designers et entrepreneurs.
Le ministre des Transports et maire de Bouaké, Amadou Koné, a salué une initiative qui établit un lien entre culture et innovation, tout en offrant des perspectives concrètes à la jeunesse.
« La culture et l’innovation constituent aujourd’hui des leviers majeurs pour créer des opportunités et accélérer le développement, notamment pour les jeunes », a-t-il déclaré.
Le ministre s’est également réjoui de l’accueil prochain du projet de village de l’innovation à Bouaké, deuxième ville du pays à forte population jeune.
« Nous sommes heureux d’accueillir ce village à Bouaké, une ville dynamique où la jeunesse représente une force importante. C’est une opportunité pour valoriser les talents locaux et créer des emplois », a-t-il ajouté.
Un panel a réuni plusieurs experts autour des enjeux de structuration des ICC et de valorisation du patrimoine culturel africain.
Le directeur général Ecobank Côte d’Ivoire, Paul-Harry Aithnard, a appelé à un engagement accru du secteur bancaire.
« Le développement des ICC passe par un accompagnement financier structuré. Il est essentiel que les institutions bancaires s’impliquent davantage pour permettre à ces initiatives de changer d’échelle », a-t-il soutenu.
Pour sa part, le représentant de L’UNESCO en Côte d’Ivoire, Omar Diop, a mis en avant la richesse et le potentiel du patrimoine africain.
« Notre héritage culturel est une ressource stratégique qu’il faut préserver, mais aussi moderniser pour qu’il continue de parler aux générations actuelles et futures », a-t-il indiqué.
De son côté, le directeur régional Afrique de l’Ouest Francophone, Jean-Arsène Yerima a insisté sur l’impératif économique du secteur.
« Les ICC doivent être organisées comme de véritables filières industrielles, avec des mécanismes de financement adaptés pour soutenir leur croissance », a-t-il affirmé.
Cette rencontre a réuni des acteurs des industries culturelles et créatives (ICC), des institutions et des partenaires.
À travers le “Orun Day”, l’organisation entend ainsi fédérer les acteurs publics et privés autour d’une vision commune, visant à faire des industries culturelles et créatives un pilier de l’identité panafricaine et un moteur de développement économique durable.
(AIP)
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