Abidjan, 20 avr (AIP) – Dix-huit citoyens sénégalais qui ont été interpellés par le commissariat urbain de Linguère pour les griefs d’association de malfaiteurs, actes contre nature et transmission volontaire du VIH, devraient être déférées au parquet,lundi 20 avril 2026, au terme de leur garde à vue.
Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), les personnes accusées ont été interpellées samedi par les éléments du commissariat urbain de Linguère dans le cadre du démantèlement d’un réseau aux activités présumées illicites. Une quinzaine de suspects est actuellement en fuite, a relevé le commissaire Ousmane Ndao du commissariat urbain de Linguère.
Entre autres griefs, les personnes interpellées sont poursuivies pour association de malfaiteurs, harcèlement sexuel, incitation à la débauche, collecte et diffusion d’images à caractère pornographique, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.
L’Officier de police relève que cette opération est le fruit d’un travail d’enquête et de surveillance ayant permis d’identifier un réseau structuré opérant entre Linguère, Dahra, Dodji, Barkedji et s’étendant jusqu’à Mbacké, dans la région de Diourbel.
Le commissaire Ndao a évoqué les circonstances de ces opérations, précisant que les mis en cause utilisaient des messages codés pour entrer en contact et élargir leur cercle, tandis que leurs rencontres se tenaient de manière rotative d’une localité à une autre, compliquant ainsi leur identification.
Il a relevé que les investigations ont permis d’identifier divers profils notamment des enseignants, un étudiant, des commerçants, des tailleurs et un charlatan.
Il a par ailleurs souligné le fait qu’une quinzaine de suspects restent activement recherchés, sur la trentaine de membres que compterait le réseau.
(AIP)
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