Bocanda, 23 avr 2026 (AIP) – Les conducteurs de mototaxis de la commune de Bocanda (Centre-Est, région du N’Zi) ont marqué un arrêt de travail, mardi 21 et mercredi 22 avril 2026, pour protester contre l’augmentation de la taxe communale trimestrielle, créant ainsi des désagréments aux populations.
Selon les dires du responsable de l’une de leurs associations, Aka Ferdinand, jusque-là, la taxe communale trimestrielle s’élevait à 5 000 francs CFA. Mais au début de l’année 2026, ils ont été informés par la mairie que cette taxe allait passer à 10 000 francs, soit une augmentation de 100%.
« Nous avons répondu que nous n’étions pas d’accord. Malheureusement et contre toute attente, la mairie, appuyée par la police, a commencé à mettre à exécution cette augmentation. Nos motos ont été envoyées au commissariat et pour les retirer, il fallait payer 13 000 francs, 10 000 francs de taxe et 3 000 francs pour la fourrière. A cela, s’ajoute l’achat obligatoire d’un macaron d’identification qui coûte 2 000 francs. Nous ne sommes pas d’accord et tant que la situation sera comme ça, nous ne travaillerons pas », a-t-il déclaré.
Le responsable des services financiers de la mairie, Yalé Silué, rencontré, a fait savoir qu’au début de l’année, le conseil municipal s’est réuni et a décidé que chaque mototaxi devait payer désormais 10 000 francs CFA trimestriellement pour mener son activité sur le territoire communal.
« Nous avons convoqué les deux syndicats qui gèrent cette activité à Bocanda et nous leur avons donné l’information. Le trimestre étant expiré depuis fin mars, nous avons décidé, en collaboration avec la police, de mener cette opération pour recouvrer nos taxes », a-t-il expliqué, précisant que les macarons devraient permettre d’identifier simplement les mototaxis afin de connaître le nombre exact opérant dans la ville.
Cette matinée du mercredi 22 avril, jour de marché et de grande affluence, la situation était tendue au carrefour de l’hôpital et devant la mairie où de nombreux conducteurs étaient venus garer leurs engins, rendant la circulation difficile et empêchant ceux d’entre eux qui voulaient travailler de le faire.
Face à cette situation, de nombreuses personnes ont dû battre le pavé pour se rendre à leurs destinations.
Aux environs de 10 h, la situation a été décantée grâce à l’intervention du préfet Koné Kinan Christelle.
Les conducteurs de mototaxis ont donc recommencé à rouler, promettant cependant de revenir à la charge si la taxe communale trimestrielle était maintenue à 10 000 francs CFA.
(AIP)
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