Yamoussoukro, 20 mai 2026 (AIP) – Le Syndicat national des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire (SYNESCI) a initié à Yamoussoukro une formation nationale réunissant 32 femmes issues des régions et districts du pays afin de renforcer leur implication dans l’action syndicale et favoriser leur accès aux postes de responsabilité.
Selon les organisateurs, cette session vise à identifier les obstacles qui freinent la participation des femmes au sein des syndicats et à proposer des solutions adaptées pour améliorer leur syndicalisation et leur représentativité.
La responsable de l’activité, Mme Doh, a expliqué que de nombreuses femmes restent encore réticentes à militer dans les organisations syndicales, notamment au sein du SYNESCI. « L’objectif d’abord, c’est de pouvoir les informer de ce qui existe et de ce qu’on peut gagner. Ensuite, elles vont nous dire ce qui freine leurs actions au sein des syndicats », a-t-elle déclaré.
Elle a précisé qu’à l’issue des échanges et des ateliers, un document blanc sera élaboré puis transmis aux différentes instances syndicales afin de prendre en compte les préoccupations exprimées par les participantes.
Cette formation, organisée sous la supervision du Bureau exécutif national du SYNESCI, rassemble des femmes venues de plusieurs régions syndicales du pays, notamment de Bondoukou, Korhogo, Biankouma et Bouaké. Les participantes sont composées de secrétaires de sous-sections, de responsables syndicales et de militantes.
Débutée le 18 mai, la rencontre se poursuit jusqu’à jeudi autour du thème, « Renforcer la présence et l’impact des femmes dans l’action syndicale pour un système éducatif équitable et inclusif ».
Le secrétaire général national du SYNESCI, Ekoun Kouassi, a indiqué que cette initiative constitue une première depuis la création du syndicat en juillet 1970. « Toute organisation qui veut mettre de côté les femmes ne pourra pas évoluer », a-t-il affirmé, soulignant que les femmes bénéficient également des acquis syndicaux relatifs aux conditions de travail et de vie.
M. Ekoun a relevé que le faible taux de syndicalisation des femmes demeure une réalité dans le paysage syndical ivoirien. « Quand nous sommes appelés par les autorités, on constate que les femmes militantes sont très peu dans les délégations », a-t-il regretté.
Pour le responsable syndical, une plus grande implication des femmes permettra de bâtir des syndicats plus forts et plus efficaces dans la défense des intérêts des travailleurs du secteur éducatif.
(AIP)
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