Dabou, 28 mai 2026 (AIP)- Les agro-entrepreneurs de la filière manioc que sont les producteurs, les transformateurs, et les commerçants, venus de plusieurs localités du pays, ont renforcé leurs capacités, mardi 26 mai 2026, au siège du conseil régional des Grands ponts, basé à Dabou.
Cette activité, intitulée « Journée des agro-entrepreneurs, de la filière manioc », a été initiée par le programme Biorisks, en collaboration avec le centre pour l’épidémiologie des virus en Afrique de l’Ouest et du centre (programme wave) et, avec l’appui financier de l’Union européenne.
Selon le chercheur Modeste Kouassi, par ailleurs coordinateur du projet Biorisks, cette activité vise à adopter principalement les bonnes pratiques culturales, anticiper les risques et gérer les maladies du manioc pour une production durable et aussi, à offrir une plateforme d’échanges aux acteurs de la chaîne de valeurs, pour proposer des solutions aux difficultés qu’ils rencontrent.
Plusieurs modules ont meublé cette journée de renforcement de capacités, il s’agit notamment, des bonnes pratiques culturales, de la reconnaissance des symptômes des maladies comme la mosaïque du manioc (CMD), responsable de 30 à 40% de pertes et la maladie de la strictement brune du manioc (CBSD) qui peut, et occasionner une perte de rendement allant jusqu’à 100%, la sélection des boutures et enfin le module sur l’utilisation de l’application Plantvillage Nuru. Le tout, ponctué de discussions entre acteurs, pour mettre en évidence les faiblesses en leur sein, et proposer des pistes de solutions.
Cette journée, a indiqué le coordinateur du projet Biorisks, est également destinée à faire de la sensibilisation des producteurs, pour une surveillance participative, impliquant tout à tour, en cas de maladies constatées, les agents de vulgarisation de l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER), la direction régionale de l’agriculture, la direction de la protection végétale du ministère de l’agriculture et du développement rural, qui va enfin alerter la recherche, pour identifier exactement le mal et prendre des mesures pour l’enrayer.
Présentes à l’ouverture de l’atelier, la secrétaire générale de préfecture, Assémien Yobouet Viviane, et la conseillère régionale, Soumahoro Félicité, ont salué l’avènement de l’atelier, tout en se tenant disponibles, pour accompagner toutes actions visant le bien de la filière et un mieux être des producteurs.
Cet atelier fait suite à la tenue il y a quelques, semaines à Dabou, de la cérémonie de mise à marché de l’attiéké labellisé, attiéké de Dabou, qui nécessite du manioc de qualité, et en abondance pour couvrir les besoins. La production nationale en manioc, s’élève à 10 tonnes à l’hectare, note-t-on.
(AIP)
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