Yamoussoukro, 31 août 2025 (AIP) – L’ONG CIVIS-CI, en partenariat avec la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung (FES), a organisé, vendredi 29 et samedi 30 août 2025 à Yamoussoukro, un atelier de réflexion dans le cadre du Projet d’éducation civique et électorale en Côte d’Ivoire (PECECI), visant à renforcer la capacité des citoyens à évaluer et comparer les projets de société des candidats à l’élection présidentielle.
Les participants ont défini cinq critères d’analyse citoyenne (lisibilité, pertinence, cohérence, faisabilité et indicateurs de suivi), identifié 12 priorités thématiques (éducation, santé, emploi des jeunes, gouvernance, état de droit, etc.) et adopté un Manifeste citoyen ainsi qu’un Document de plaidoyer pour des projets présidentiels inclusifs et transformateurs.
Le président du comité exécutif de CIVIS-CI, Dr Kouamé Christophe, a indiqué que cette démarche vise à « obliger les candidats à présenter de véritables projets de société qui traduisent leur vision ». Selon lui, « un projet de société devient, une fois le candidat élu, un programme de gouvernement dont l’exécution doit être suivie et évaluée par les citoyens ». Il a annoncé que les organisations de la société civile rapprocheront régulièrement, « deux à trois fois par an », les promesses électorales de leur mise en œuvre durant tout le mandat présidentiel.
« Nous ne voulons plus de chapelets de promesses non tenues. La loi nous fonde à contrôler les projets de société et à veiller à ce que la gouvernance soit conforme aux attentes citoyennes », a insisté Dr Kouamé, précisant que l’initiative se poursuivra jusqu’en 2030 pour accompagner l’action du futur président.
Pour sa part, le conseiller politique de la FES, Karamoko Diakité, a souligné la nécessité de replacer le citoyen au cœur du débat électoral. « Le discours politique en Côte d’Ivoire s’est souvent focalisé sur les individus au détriment des idées. Avec ce manifeste, nous voulons éveiller les consciences citoyennes et amener les électeurs à juger les candidats sur la qualité et la faisabilité de leurs projets », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que la fondation, présente en Côte d’Ivoire depuis plus de 30 ans, soutient cette démarche qui contribue à consolider la démocratie en privilégiant les idées plutôt que les clivages identitaires, religieux ou régionaux. « C’est en parlant de développement et du bien-être des Ivoiriens que nous éviterons les divisions et que nous bâtirons une paix durable », a-t-il affirmé.
L’atelier a réuni une trentaine de participants, dont des jeunes et des femmes issus d’organisations de la société civile, de partis politiques et de mouvements de jeunesse. Les conclusions seront diffusées à travers les médias, les réseaux sociaux et les relais communautaires afin de sensibiliser le plus grand nombre d’électeurs.
(AIP)
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