Abidjan, 12 sept 2025 (AIP)- La directrice exécutive du Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), Dr Diéné Keita, a relevé jeudi 11 septembre 2025, au cours d’un dialogue de haut niveau, que son institution mène un triple combat porté sur la mortalité maternel, la planification familiale et la lutte contre les violences basées sur le genre, afin d’améliorer la vie des femmes en Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire.
Ce dialogue consacré à la lutte contre la mortalité et la morbidité maternelle s’est tenu à Abidjan-Cocody. Il a enregistré la présence de plusieurs membres du gouvernement ivoirien, dont les ministres de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture Maladie Universelle, Pierre Dimba, de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, ainsi que de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré.
Pour Dr Keita, l’UNFAP ambitionne de mettre fin aux décès maternels évitables, répondre aux besoins en planification familiale et lutter contre les violences faites aux femmes. Elle a également insisté sur la nécessité de financements innovants et sur l’importance d’une action collective pour relever ces défis.
Au travers des échanges , il est ressorti que la santé maternelle dépasse le cadre médical pour devenir une question de dignité, d’égalité et de développement. Le panel a ainsi conclu sur la nécessité de renforcer la coopération entre l’État, les partenaires internationaux et la société civile afin d’offrir aux mères ivoiriennes un avenir plus sûr.
L’Afrique subsaharienne concentre 70 % des décès maternels mondiaux, selon l’Organisation mondiale de la santé(OMS). En Côte d’Ivoire, malgré une amélioration notable avec le nombre de décès maternels qui est passé de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2012 à 385 en 2022, le pays reste encore loin de l’objectif fixé par les Nations Unies, qui prévoit moins de 70 décès d’ici 2030.
(AIP)
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