Botro, 29 sept 2025 (AIP)-Une centaine de jeunes de Botro ont pris part, samedi 27 septembre 2025, au foyer Nanan Totokra de Botro, à une réunion d’écoute et de sensibilisation sur la paix organisée dans le cadre du projet « dialogue politique des jeunes et code de bonne conduite », par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Cette initiative a été soutenu par l’ambassade des Pays-Bas et vise à prévenir les violences électorales et à promouvoir la cohésion sociale avant l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Le superviseur du projet Dialogue politique des jeunes champions de la paix, représentant le PNUD, Sylvère Koffi, a expliqué que cette initiative intervient dans un contexte où plus de 75 % de la population est jeune, mais où leur engagement citoyen reste limité.
« Nous sommes ici pour écouter la jeunesse de Botro. Votre voix est capitale, car vous représentez l’avenir de la nation. Il est essentiel que chacun comprenne son rôle dans la prévention des violences et dans la promotion de la cohésion sociale. Le PNUD reste engagé aux côtés des communautés pour soutenir toutes les initiatives qui contribuent à la paix, à la stabilité et à la démocratie », a-t-il déclaré.
En 2015, seuls 33,7 % des jeunes de 18-34 ans ont voté, et moins de 2 % sont membres d’un parti ou d’une organisation civique. Pour y remédier, 30 jeunes champions nationaux de la paix ont été formés en août 2025 en leadership démocratique, médiation, communication responsable et élaboration de codes de bonne conduite.
Dans la mise en œuvre de la mission qui leur est assignée, ces jeunes déploient une caravane qui traverse 15 villes du pays, du 25 septembre au 5 octobre 2025, pour sensibiliser leurs pairs, avec une participation féminine de 50 %, sur la tolérance, la citoyenneté et la non-violence.
Les participants, composés de jeunes des quartiers, villages, campements et communes, ainsi que des leaders du Conseil national des jeunes de Côte d’Ivoire (CNJCI) et des jeunesses communale et sous-préfectorale, ont reçu des formations pratiques et théoriques et sont désormais habilités à organiser des plateformes locales de dialogue politique inclusif sur la citoyenneté responsable et la cohésion sociale.
Huit équipes de réflexion ont présenté les causes principales des conflits locaux, à savoir les conflits fonciers et enjeux communautaires affectant la cohésion sociale et le développement local, les tensions entre agriculteurs et éleveurs, les conflits politiques alimentés par les rumeurs et l’intolérance, ainsi que les différends entre transporteurs et passagers autour de la gare routière.
En perspective, elles approfondiront l’analyse et élaboreront des recommandations à soumettre aux autorités et à mettre en œuvre localement.
Le sous-préfet de Botro, Traoré Issoufou, représentant le préfet Ella Gbanda Odette, a salué l’initiative et encouragé les jeunes à s’exprimer librement sur les causes de perturbation de la paix, en vue de dégager des propositions concrètes pour la stabilité sociale.
(AIP)
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