Abidjan, 27 jan 2026 (AIP) – La nomination de M. Téné Birahima Ouattara au poste de vice-Premier ministre dans le gouvernement Beugré Mambé 2, bien qu’inédite depuis l’indépendance, ne constitue ni une anomalie ni une décision dépourvue de fondement, a estimé le docteur en droit, Guibessongui N’Datien Séverin, avocat et enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
Dans une interview accordée à l’hebdomadaire “La Discipline” N°047 parue pour la période du 27 janvier au 2 février 2026, l’universitaire rappelle qu’une décision inédite n’est pas nécessairement irrégulière.
Dr Guibessongui cite, à titre d’exemple, l’institution du poste de Premier ministre en 1990 par le Président Félix Houphouët-Boigny, alors que la Côte d’Ivoire n’en avait jamais connu depuis 1960.
Selon lui, la création du poste de vice-Premier ministre relève d’un aménagement structurel et fonctionnel du gouvernement, opéré en fonction de la vision du Président de la République, clé de voûte du régime présidentiel ivoirien.
Pour l’expert, cette institution, bien que non impérative, répond à une nécessité impérieuse liée à l’efficacité de l’action gouvernementale. Il rappelle que l’histoire constitutionnelle ivoirienne démontre que des innovations institutionnelles peuvent, avec le temps, s’inscrire durablement dans l’architecture de l’État.
“Au final, l’institution d’un poste de vice-Premier ministre n’est pas sui generis, mais procède d’une structuration fonctionnelle et protocolaire au sein de l’Exécutif”, a-t-il conclu.
Le gouvernement Beugré Mambé 2, dévoilé le 23 janvier, deux jours après la reconduction du Premier ministre, comprend 34 ministres dont un vice-Premier ministre en charge de la Défense et deux ministres d’Etat, en l’occurrence Mmes Anne Désirée Ouloto et Kaba Nialé.
(AIP)
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