Abidjan, 11 mars 2026 (AIP)-La Corée du Sud a indiqué avoir exprimé son opposition au redéploiement de certains systèmes de défense aérienne américains stationnés sur son territoire vers le Moyen-Orient, tout en reconnaissant ne pas être en mesure de bloquer cette initiative décidée par Washington, a rapporté mercredi 11 mars 2026, la chaine russe Russia Today (RT).
Cette réaction intervient alors que la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran, ainsi que les frappes de représailles de Téhéran contre des intérêts américains dans la région, entrent dans leur 12e jour. Plusieurs médias ont affirmé que les systèmes de défense aérienne déployés dans les pays du Golfe manquaient « dangereusement » d’intercepteurs.
Lors d’une réunion du cabinet tenue mardi, le président sud-coréen, Lee Jae-myung, a évoqué des informations selon lesquelles des équipements militaires américains basés sur la base aérienne d’Osan, importante installation de l’US Air Force en Corée du Sud, auraient été transférés vers des bases américaines en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Selon ces mêmes sources, des avions de transport militaires américains ont effectué plusieurs rotations sur cette base au cours de la semaine écoulée.
« Nous avons exprimé notre opposition au transfert par les forces américaines en Corée de certaines armes de défense aérienne en fonction de leurs propres besoins militaires, mais il est également vrai que nous ne pouvons pas imposer pleinement notre position », a déclaré Lee.
Il a toutefois estimé que ce redéploiement ne constituerait pas un « revers sérieux » pour la capacité de dissuasion de Séoul.
La Corée du Sud accueille une importante présence militaire américaine dans le cadre d’un pacte de sécurité vieux de plusieurs décennies visant à dissuader la Corée du Nord, puissance nucléaire. Environ 28 000 soldats américains sont stationnés dans le pays, aux côtés de systèmes de défense aérienne avancés, notamment des intercepteurs Patriot.
Un autre allié des États-Unis, le Japon, qui abrite également d’importantes bases militaires américaines, aurait redéployé deux destroyers lance-missiles en mer d’Arabie afin de soutenir les opérations américano-israéliennes contre l’Iran.
Le chef du principal parti d’opposition japonais, Junya Ogawa, a toutefois déclaré lundi au Parlement que le Japon « n’a pas autorisé le stationnement de forces américaines afin qu’elles puissent effectuer des sorties depuis ces bases pour tirer des missiles vers le Moyen-Orient », rappelant que ces installations sont censées assurer la sécurité du Japon.
Quelques heures après le lancement par les États-Unis de l’opération « Epic Fury », l’Iran a lancé des frappes de représailles contre des bases militaires américaines au Moyen-Orient, les qualifiant toutes de « cibles légitimes ». Téhéran a également averti que les pays hébergeant des ressources militaires américaines ou facilitant les attaques contre son territoire ne devraient pas s’étonner d’être pris pour cible.
(AIP)
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