Abidjan, 30 mars 2026 (AIP)-Le Ghana a récemment lancé un ambitieux programme de recherche agricole visant à développer de nouvelles variétés de tomates à haut rendement, dans le but de renforcer sa production nationale et de réduire sa dépendance aux importations, a rapporté dimanche 29 mars 2026 le site d’information de la fédération atlantique des Agences de presse africaine (FAAPA).
Selon le ministre de l’Agriculture du Ghana, Eric Opoku, dont les propos ont été relayés par plusieurs médias, les financements nécessaires à ce projet sont déjà mobilisés. L’objectif est clair : porter le rendement moyen à 20 tonnes par hectare, soit plus du double du niveau actuel estimé à environ 8 tonnes.
S’exprimant devant le Parlement, le ministre ghanéen a souligné le retard du pays par rapport à certains voisins de la sous-région. « Alors que le Burkina Faso atteint des rendements de 18 tonnes par hectare, le Ghana reste en moyenne à huit tonnes. Le principal problème réside dans les variétés de semences utilisées », a-t-il expliqué.
Ce programme de recherche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à combler un déficit structurel de production évalué à près de 300 000 tonnes par an, actuellement compensé par des importations massives.
D’après les données de la FAO, la production nationale de tomates s’est établie en moyenne à 380 510 tonnes entre 2020 et 2024, sans jamais dépasser le seuil des 400 000 tonnes. Les autorités espèrent que l’introduction de semences améliorées permettra non seulement d’augmenter les rendements, mais aussi de dynamiser l’ensemble de la filière tomate.
À terme, cette initiative pourrait renforcer la sécurité alimentaire du pays, améliorer les revenus des producteurs locaux et réduire significativement la facture des importations agricoles.
(AIP)
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