Oumé, 15 avr 2026 (AIP) – La présidente de l’ONG “Handicap Vie”, N’Guessan N’Détchi Jeanne d’Arc, a appelé mardi 14 avril 2026 à Oumé, les parents, les autorités locales et l’ensemble des acteurs sociaux à accorder davantage d’attention aux enfants autistes, en vue de favoriser leur intégration socio-éducative et professionnelle.
Dans un entretien accordé à l’AIP, elle a exprimé sa volonté de faire en sorte que la Journée internationale de sensibilisation à l’autisme, célébrée chaque 2 avril, ne soit plus passée sous silence dans la localité.
« À travers cette communication, nous voulons faire en sorte qu’à partir de cette année, la célébration officielle de la Journée internationale de l’autisme ne passe plus sous silence et dans l’indifférence à Oumé », a-t-elle déclaré, soulignant la nécessité d’une meilleure vulgarisation de la connaissance de l’autisme au sein des populations.
La présidente de l’ONG a estimé que chaque citoyen doit être informé des réalités liées à l’autisme afin de lutter contre les préjugés et favoriser une meilleure inclusion des enfants concernés.
Elle a, à cet effet, exhorté les parents à ne pas abandonner leurs enfants atteints d’autisme et à s’impliquer pleinement dans leur accompagnement. « Nous sensibilisons et encourageons les parents à ne pas baisser les bras, ni abandonner ou marginaliser les enfants, mais à assumer leurs responsabilités et à leur offrir un suivi adapté », a-t-elle insisté.
N’Détchi Jeanne d’Arc a également rappelé que l’autisme n’est pas une maladie contagieuse ni une malédiction, mais un trouble du développement nécessitant une prise en charge appropriée.
Elle a par ailleurs évoqué des cas de réussite d’accompagnement éducatif, citant notamment l’expérience rapportée par Mme Kouadio, enseignante au CAFOP de Yamoussoukro, représentant la présidente de l’ONG “Passerelle Abidjan”, marraine de la célébration de la Journée de l’autisme 2026 à Oumé. Selon elle, un enfant autiste, autrefois marginalisé, aurait retrouvé ses capacités d’expression et une scolarisation normale grâce à un suivi parental et médical adapté.
Face aux difficultés rencontrées par certaines familles, la présidente de l’ONG a lancé un appel aux autorités pour une meilleure prise en charge des enfants autistes, qu’elle a décrits comme souvent dotés de capacités intellectuelles remarquables, mais confrontés à des inégalités d’accès à l’éducation et à la scolarisation.
Elle a enfin plaidé pour l’ouverture d’un internat dédié à l’accueil des personnes en situation de handicap dans le département d’Oumé, afin de renforcer leur encadrement et leur inclusion sociale.
En 2022, l’école inclusive d’Oumé 1 avait enregistré un taux de réussite de 100% au CEPE et à l’entrée en classe de 6ᵉ pour ses élèves malentendants.
(AIP)
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