Abidjan, 21 avr 2026 (AIP) – Les populations de Nimpleu 1, village situé à environ 40 km de Danané, ont exprimé le 15 avril 2026, des préoccupations liées à leurs conditions de vie, lors d’échanges directs avec le député Guillaume Gbato.
Au nom des habitants, Sopoudé Diomandé a salué la présence du parlementaire, tout en exposant les difficultés majeures auxquelles fait face cette localité enclavée.
La principale doléance concerne l’état de la route reliant le village à la voie principale, longue d’environ quatre kilomètres, mais jugée impraticable. Selon lui, cette situation a un impact direct sur les activités économiques, notamment la commercialisation des produits agricoles.
« À cause de la route, nos produits sont très mal vendus. Le kilogramme de cacao est acheté à des prix largement en dessous du tarif fixé, parce que les acheteurs refusent de venir jusqu’au village », a-t-il déploré, soulignant que les producteurs sont contraints de transporter eux-mêmes leurs récoltes sur de longues distances pour espérer de meilleurs prix.
Outre le désenclavement, les populations ont également évoqué le déficit d’infrastructures éducatives. L’unique bâtiment de l’école primaire, construit depuis la fin des années 1970, est aujourd’hui insuffisant face à l’effectif croissant des élèves. « Les enfants sont souvent assis à quatre ou cinq par table-banc », a indiqué le porte-parole, appelant à la construction de nouvelles salles de classe ainsi que de logements pour les enseignants.
Le manque d’infrastructures sanitaires constitue un autre défi majeur. Le village ne dispose pas de centre de santé, compliquant la prise en charge des malades, notamment des femmes enceintes. « En cas d’urgence, l’évacuation se fait à moto sur une route difficile, avec des conséquences parfois dramatiques », a-t-il expliqué.
En dépit de ces nombreuses difficultés, les populations ont exprimé leur espoir de voir leurs préoccupations prises en compte par leur élu, qu’elles considèrent comme un fils de la localité.
Réagissant à ces doléances, le député Guillaume Gbato a indiqué que son rôle consiste avant tout à porter les préoccupations des populations auprès des autorités compétentes. Il a souligné ne pas disposer de budget propre pour la réalisation d’infrastructures, mais s’est engagé à plaider en faveur du village.
« Le député ne peut que plaider, il n’a pas de budget. Mais s’il argumente et défend les préoccupations, il peut capter l’attention du gouvernement et du chef de l’État. Je suis convaincu que notre séjour ici va porter des fruits », a-t-il affirmé.
(AIP)
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