Abengourou, 21 avr 2026 (AIP) – La directrice générale du Fonds national de lutte contre le Sida (FNLS), Sokouri Flore Nathalie, a appelé, lundi 20 avril 2026 à Abengourou, à une mobilisation des ressources locales pour garantir la continuité et la durabilité de la riposte contre le VIH-Sida, dans un contexte de baisse des financements extérieurs.
Elle s’exprimait lors d’une rencontre consacrée au mécanisme du timbre de solidarité VIH-Sida, tenue à la préfecture en présence des autorités administratives, des acteurs locaux et des partenaires. La séance de travail d’information et de sensibilisation s’inscrit dans le cadre d’une mission de mobilisation de ressources dans les zones non encore couvertes par ce mécanisme.
« Il ne s’agit plus seulement de progresser, mais de préserver durablement les acquis et d’assurer la continuité de la riposte », a souligné Mme Sokouri, insistant sur la nécessité de renforcer les capacités nationales à agir de manière autonome.
Elle a relevé que la situation du VIH en Côte d’Ivoire demeure une réalité vécue au sein des communautés, notamment à Abengourou, où des femmes, des hommes et des jeunes attendent des réponses concrètes, accessibles et durables.
Face aux incertitudes croissantes liées aux financements extérieurs, elle a exhorté les acteurs locaux à un changement de posture fondé sur la responsabilité collective et l’engagement citoyen. « Nous ne pouvons plus dépendre principalement des ressources venues d’ailleurs. Nous devons construire une réponse portée par nous-mêmes », a-t-elle affirmé.
Mme Sokouri a présenté le mécanisme du timbre de solidarité VIH-Sida comme un levier stratégique pour renforcer le financement endogène de la lutte. Selon elle, il s’agit d’un instrument traduisant la volonté de faire de la solidarité nationale un moteur de transformation durable. « Ce n’est pas un simple outil administratif, mais un acte citoyen et un engagement collectif pour prendre en main notre propre réponse », a-t-elle précisé.
Elle a, par ailleurs, invité les parties prenantes à aller au-delà des intentions, en mettant en place une organisation locale pleinement opérationnelle, avec une implication effective de tous les acteurs et une mise en œuvre concrète du mécanisme dans le département.
La directrice générale du FNLS a souligné que la lutte contre le VIH-Sida demeure un combat de responsabilité et de solidarité. Elle s’est dit convaincue qu’Abengourou peut se positionner comme un modèle d’engagement grâce au leadership des acteurs locaux. « Chaque engagement compte, chaque action compte, chaque contribution compte », a-t-elle martelé, réaffirmant la disponibilité du FNLS à accompagner les initiatives locales pour faire reculer durablement le VIH et construire un avenir plus sûr pour les populations.
Présidant la rencontre, le secrétaire général 2 de préfecture, Serikpa Arsène, a salué cette initiative du FNLS, tout en exhortant les acteurs à s’approprier le mécanisme de solidarité nationale, à le vulgariser et à favoriser son adoption en vue d’un avenir plus sain pour les populations.
(AIP)
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