Abidjan, 21 avr 2026 (AIP)-Le directeur de l’Exploitation de l’Office national de l’assainissement et du drainage (ONAD), Ahou Konan, a annoncé mardi 21 avril 2026 à Abidjan, la mise en œuvre d’un plan d’action de présaison des pluies destiné à renforcer la gestion des eaux pluviales en Côte d’Ivoire.
A l’occasion de la tribune hebdomadaire « Tout Savoir Sur … » du Centre d’information et de communication gouvernementale (CICG), M. Konan a expliqué que ce dispositif prend en compte plusieurs axes prioritaires, notamment l’entretien permanent des ouvrages primaires de drainage jugés critiques, le curage ponctuel des infrastructures en cas de nécessité, le traitement des points sensibles dans les communes du district d’Abidjan, ainsi que la sensibilisation des populations.
Pour 2026, les activités inscrites dans ce plan sont évaluées à environ cinq milliards de francs CFA. Ahou Konan a rappelé que le drainage des eaux pluviales regroupe l’ensemble des actions visant à maîtriser les eaux de ruissellement afin de réduire les inondations et les dégâts susceptibles d’être causés par les fortes pluies.
Ces actions s’articulent autour de deux volets essentiels. Il s’agit d’une part de la construction d’ouvrages de drainage tels que les caniveaux, canaux, dalots, buses, barrages et bassins de rétention, formant un réseau destiné à acheminer les eaux vers des exutoires finaux, et d’autre part, l’entretien et l’exploitation des ouvrages existants, qui consistent principalement en leur nettoyage régulier afin de préserver leur capacité hydraulique.
Dans cette dynamique, le directeur de l’Exploitation de l’ONAD a souligné les efforts importants consentis par l’État pour limiter les impacts des pluies.
Entre 2014 et 2025, plus de 67 milliards de francs CFA ont été investis dans la réalisation d’ouvrages de drainage, dont plus de 95 % au profit du district d’Abidjan. Par ailleurs, de nouveaux projets structurants, financé par la Banque mondiale et soutenu par la Banque africaine de développement (BAD) sont en cours d’exécution, pour un montant global d’environ 100 milliards FCFA.
Toutefois, Ahou Konan a indiqué que ces investissements, bien que significatifs, demeurent insuffisants au regard des besoins estimés à l’horizon 2030, lesquels s’élèvent à environ 1 100 milliards de francs CFA, dont 41 % pour le seul district d’Abidjan. Il a également précisé qu’en matière d’entretien des ouvrages existants, près de 10 milliards FCFA sont mobilisés chaque année, un montant appelé à évoluer avec l’extension progressive du réseau de drainage.
Il a relevé que le district d’Abidjan dispose d’un réseau public d’eaux usées couvrant environ 20% de la population, tandis que l’intérieur du pays reste dépourvu de réseau structuré, obligeant au recours à des solutions individuelles et mettant en évidence le décalage persistant entre l’expansion urbaine et le développement des infrastructures d’assainissement.
(AIP)
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