San Pedro, 26 avr 2026 (AIP) – Les services de police de la zone côtière du Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire ont été dotés d’outils de contrôle des documents administratifs destinés à détecter les fausses identités, vendredi 24 avril 2026 à San Pedro, à l’issue d’un atelier de renforcement des capacités de cinq jours assuré par la Direction de la surveillance du territoire (DST).
Ces équipements ont été remis par le Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) aux services de la Préfecture de police de San Pedro, ainsi qu’aux commissariats des 1er et 2e arrondissements de la ville et à ceux de Soubré, Sassandra et Grand-Lahou.
Ils visent à consolider les acquis théoriques et pratiques des 20 agents de police de contrôle intérieur ayant pris part à cette session de formation, initiée par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité avec l’appui technique de l’ICMPD.
Les participants ont bénéficié d’enseignements théoriques et pratiques dispensés par le lieutenant Dosso Youssouf, expert formateur à la DST en service au bureau de la fraude documentaire.
La formation portait sur la vérification, l’identification et le contrôle des documents administratifs, en vue de détecter les fausses identités. Un prétest et un post-test ont permis d’évaluer le niveau de connaissances acquises.
Selon M. Dosso, la fraude documentaire constitue un « crime facilitateur » aux conséquences multiples et représente un enjeu majeur pour les États, en raison de son implication dans les trafics illicites et le terrorisme. D’où la nécessité de doter efficacement les forces de sécurité en outils adaptés.
À l’issue de la formation, les participants, notamment l’adjoint au chef de service du commissariat de Grand-Lahou, le commissaire de police N’Goran Raphael, ainsi que le sous-lieutenant de police Ouattara Yvette, en poste au commissariat de Sassandra, ont exprimé leur gratitude aux initiateurs et aux formateurs.
Major de l’évaluation finale, M. N’Goran a indiqué avoir mieux compris l’importance de la lutte de l’État contre la fraude identitaire, qu’il a présentée comme la troisième activité criminelle au monde.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet de renforcement des capacités en gestion des frontières et de prévention de la traite des personnes en Côte d’Ivoire, financé par le ministère de l’Intérieur de la République tchèque.
(AIP)
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