Abidjan, 26 avr 2026 (AIP)- Le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean Louis Moulot, a dévoilé samedi 25 avril 2026, à Abidjan, quelques actions structurantes en cours dans son département en vue de renforcer la qualité de l’enseignement technique et professionnel, lors de la première édition du Salon national de l’enseignement technique (SNET), au lycée technique de Cocody.
Au nombre desdites actions, M. Moulot a évoqué notamment la construction de 17 nouveaux lycées techniques et professionnels, la construction du Centre de Développement des Curricula, le déploiement d’unités mobiles de formation dans les régions du Bafing et du Tchologo, dans le nord de la Côte d’Ivoire.
Pour lui, il s’agit de faire de l’enseignement technique un levier majeur d’industrialisation et d’employabilité des jeunes et a inscrit cette initiative dans une ambition nationale portée par le président Alassane Ouattara.
« Le Salon national de l’enseignement technique, qui nous rassemble aujourd’hui, s’inscrit pleinement dans ce moment décisif. Dans ce sens, il produit une ambition claire, portée par le Président Alassane Ouattara, celle de bâtir une grande Côte d’Ivoire, ambitieuse, solidaire et résolument tournée vers la transformation de son économie, avec une industrialisation comme point d’ancrage. », a-t-il affirmé.
S’appuyant sur le Plan national de développement 2026-2030, le ministre a souligné la nécessité de rééquilibrer l’économie ivoirienne, encore dominée par les services (61 % du PIB), au détriment de l’industrie (23 %). Dans ce contexte, le capital humain devient central. « Le défi est donc clair : mieux former pour mieux insérer », a-t-il insisté.
Selon Jean Louis Moulot, près de 400 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail, dont une grande partie se retrouve dans l’informel, en raison notamment du décalage entre formation et besoins du secteur privé. Les initiatives déployées visent à améliorer la qualité des formations et à les adapter aux réalités économiques.
L’objectif affiché est de faire passer la proportion d’élèves orientés vers l’enseignement technique de 5 % actuellement à 15 % d’ici 2030, sous l’impulsion du gouvernement dirigé par Robert Beugré Mambé.
Le ministère a aussi entrepris une politique de territorialisation de l’enseignement technique afin de garantir un accès équitable à la formation sur l’ensemble du territoire ivoirien. Ce qui implique, d’une part, la construction et la réhabilitation d’établissements dans chaque région, afin de limiter les disparités géographiques et d’autre part, une prise en compte efficiente des besoins spécifiques des économies locales, en formant des compétences adaptées aux réalités régionales.
Le ministre a également mis l’accent sur l’inclusion, notamment en faveur des jeunes filles, avec la volonté de développer « un système inclusif et attractif » et le renforcement du lien entre formation et emploi en tant pilier central de la réforme.
« Il s’agit ensuite de rapprocher les écoles et les entreprises à travers le système dual, en permettant aux jeunes d’acquérir des connaissances théoriques et une expérience pratique en phase avec les besoins réels du marché. Enfin, il est question d’entretenir un dialogue continu avec le secteur privé, afin d’aligner les formations sur les besoins réels et de renforcer l’employabilité des jeunes », a expliqué le ministre.
La première édition du SNET a eu pour thème, « L’Enseignement technique, levier de l’industrialisation de la Côte d’Ivoire » et vise à promouvoir les filières techniques porteuses, renforcer le dialogue formation-entreprise, faciliter l’orientation scolaire en offrant aux élèves de 3e et de Terminale, un accompagnement concret et mettre en lumière les innovations locales.
L’évènement a été rehaussé par la présence de trois autres membres du gouvernent que sont les ministres Koffi N’Guessan (Education nationale, Alphabétisation et Enseignement technique), Adama Diawara (Enseignement supérieur et Recherche scientifique) et Amadou Coulibaly (Communication).
(AIP)
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