Abidjan, 05 mai 2026 (AIP)- La Haute autorité pour la bonne gouvernance ( HABG) a appelé à intensifier les efforts afin d’améliorer la gouvernance publique, à l’occasion d’un atelier stratégique consacré à l’évaluation de ses activités en 2025 et à la planification des actions pour 2026.
Représentant le président de l’institution, le secrétaire général, Oumar Doh Diamouténé, a souligné lundi 4 mai 2026 au siège de l’institution à Abidjan Cocody, que cette rencontre vise à consolider les acquis et à renforcer les mécanismes de transparence et d’intégrité dans la gestion publique.
« La persistance de défis en matière de lutte contre la corruption, notamment le classement de la Côte d’Ivoire à la 76e place sur 142 pays, avec un score de 43 sur 100, dans l’indice de perception de la corruption 2025 publié par Transparency International », a relevé M. Diamouténé.
Face à cette situation, il a insisté sur la nécessité de renforcer les dispositifs existants et d’accélérer la mise en œuvre des réformes engagées.
Le secrétaire général a rappelé que la stratégie nationale de lutte contre la corruption 2024-2028, adoptée en conseil des ministres en juin 2024, repose sur cinq axes majeurs, notamment le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des mécanismes de contrôle, la promotion de l’intégrité dans l’administration publique, le renforcement de la répression et la diffusion d’une culture d’éthique.
Au titre de l’année 2025, un plan de travail comprenant 25 actions et 45 activités a été exécuté, enregistrant des avancées en matière de sensibilisation, de renforcement des normes juridiques et d’appui aux structures de contrôle.
L’atelier en cours permettra de définir les priorités pour 2026, en vue de renforcer l’efficacité de la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire s’est engagée à respecter les normes internationales en matière de protection des dénonciateurs et témoins, renforcées par les lois de 2013 et 2018. Cette initiative vise à encourager la population à signaler les actes de corruption malgré les risques. En 2012, le gouvernement ivoirien a ratifié les conventions de l’ONU et de l’UA contre la corruption, affirmant ainsi son engagement ferme dans cette lutte.
La HABG a pour mission d’identifier les racines de la corruption et proposer des mesures correctives. Elle joue un rôle central dans la prévention et la répression des infractions, conformément à l’Ordonnance n°2013-661 du 20 septembre 2013.
(AIP)
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