Abidjan, 04 mai 2026 (AIP) – Les États-Unis ont lancé, lundi 4 mai 2026, une opération militaire baptisée « Project Freedom » dans le détroit d’Ormuz, visant à permettre la circulation de navires commerciaux bloqués depuis plusieurs semaines en raison des tensions avec l’Iran.
Annoncée par le président américain Donald Trump, cette initiative est présentée comme un « geste humanitaire » en faveur des marins immobilisés dans cette zone stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.
Selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, l’opération mobilise d’importants moyens, dont des destroyers lance-missiles, plus de 100 aéronefs et environ 15 000 militaires. Deux navires marchands battant pavillon américain auraient déjà réussi à franchir le détroit en toute sécurité, selon la même source.
Toutefois, les autorités iraniennes contestent cette information et affirment qu’aucun navire commercial n’a récemment traversé la zone. Elles indiquent également avoir procédé à des tirs de semonce à proximité de bâtiments militaires américains, après les avoir sommés de ne pas s’approcher.
Téhéran a mis en garde contre toute présence militaire étrangère dans le détroit, considérant une telle intervention comme une violation du cessez-le-feu en vigueur. De son côté, Washington a averti que toute entrave à l’opération pourrait entraîner une réponse militaire.
Dans ce contexte de fortes tensions, le président français Emmanuel Macron a exprimé des réserves, appelant à une solution concertée entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir durablement le détroit.
Le blocage de cette voie maritime, par laquelle transite habituellement une part importante du pétrole mondial, a entraîné l’immobilisation de centaines de navires et affecte les échanges internationaux. Selon des sources spécialisées, près d’un millier de navires commerciaux et environ 20 000 marins seraient concernés, certains confrontés à des difficultés d’approvisionnement en vivres et en eau.
Avant le déclenchement du conflit, plus d’une centaine de navires traversaient quotidiennement le détroit d’Ormuz, contre des flux désormais fortement réduits.

