Abidjan, 13 mai 2026 (AIP) – Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé lundi 11 mai 2026, qu’aucun élément ne permettait, à ce stade, de conclure au déclenchement d’une épidémie mondiale d’hantavirus, malgré les cas recensés à bord du navire MV Hondius.
« Pour l’instant, rien n’indique que nous assistions au début d’une épidémie de plus grande ampleur », a déclaré le chef de l’OMS lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, tenue à Madrid, après une visite à Tenerife où il supervisait l’évacuation des passagers du MV Hondius.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois indiqué que la situation restait sous surveillance en raison de la longue période d’incubation du virus. Selon lui, d’autres cas pourraient apparaître dans les prochaines semaines. L’OMS estime néanmoins que « le risque pour la santé à l’échelle mondiale est faible », bien que la situation soit jugée « grave ».
À ce jour, 11 cas avaient été signalés dont trois décès. Tous concernent des passagers ou des membres d’équipage du MV Hondius. Neuf cas ont été confirmés comme étant liés à la souche andine de l’hantavirus, tandis que deux autres restent considérés comme probables.
L’OMS a précisé qu’aucun nouveau décès n’avait été enregistré depuis le 2 mai, date à laquelle elle a été informée du groupe de cas. Tous les passagers ont quitté Tenerife et ont été rapatriés vers leurs pays respectifs, où ils devront faire l’objet d’un suivi sanitaire pendant 42 jours à compter du 10 mai.
L’Organisation recommande l’isolement immédiat et la prise en charge rapide de toute personne présentant des symptômes, afin de limiter les risques de propagation du virus.
(AIP)
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