Abidjan, 11 mai 2026 (AIP)-Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a exhorté les diplômés de l’École supérieure d’agronomie (ESA) de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny à devenir des créateurs de valeur, vendredi 08 mai 2026, lors du panel de haut niveau marquant la clôture des festivités du 60ᵉ anniversaire de l’établissement.
« Vous avez la science, vous avez les outils, vous avez la légitimité. Le sous-secteur vivrier a besoin de vous, non pas seulement comme techniciens au service de l’administration, mais comme entrepreneurs, innovateurs et créateurs de valeur », a-t-il soutenu.
Le ministre délégué a affirmé que la Côte d’Ivoire entend réduire sa dépendance alimentaire et renforcer sa production locale, ajoutant que le gouvernement mise désormais sur l’émergence d’une nouvelle génération d’agro-entrepreneurs capables de transformer durablement le secteur vivrier.
Face à un auditoire composé d’enseignants-chercheurs, de professionnels du secteur agricole et de diplômés de l’ESA, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, le membre du gouvernement a rappelé qu’en 2025, la Côte d’Ivoire a importé près de 2,9 milliards de dollars de produits alimentaires, dont environ 1,1 milliard de dollars consacrés au seul riz.
Selon lui, cette situation fragilise l’économie nationale face aux fluctuations des marchés internationaux et aux crises mondiales. « Produire durablement les cultures vivrières pour la souveraineté alimentaire n’est pas une option. C’est un impératif stratégique pour la sécurité alimentaire, la stabilité sociale et l’amélioration de notre balance des paiements », a insisté le responsable des Productions vivrières.
Le conférencier a ainsi mis en avant les nombreuses opportunités offertes par les chaînes de valeur du riz, du manioc, du maïs, de la banane plantain, de l’igname et des cultures maraîchères. De la production à la transformation industrielle, en passant par la logistique, le conditionnement et la commercialisation, il a invité les jeunes diplômés à investir un secteur économique en pleine expansion, porté notamment par la croissance urbaine et l’évolution des habitudes de consommation.
Le représentant du gouvernement chargé des Productions vivrières a, par ailleurs, mis en lumière les résultats enregistrés par le Projet de développement des chaînes de valeurs vivrières (PDC2V), financé avec l’appui de la Banque mondiale. À ce jour, 1 121 sous-projets ont bénéficié de financements évalués à 23,1 milliards de FCFA, dont plus de 18 milliards octroyés sous forme de subventions directes.
Ces appuis ont favorisé l’émergence de nombreux entrepreneurs agricoles à Bingerville, Sinfra, Daloa, Ayamé, Bonoua et Alépé, notamment dans les filières maraîchère, manioc et attiéké.
(AIP)
bsp/zaar

