Abidjan, 20 mai 2026 (AIP)- La capitale du Rwanda, Kigali, accueille du mardi 19 au jeudi 21 mai 2026, la 2e édition du Sommet africain de l’innovation sur l’énergie nucléaire (NEISA), avec plusieurs pays africains autour des enjeux liés au développement du nucléaire civil sur le continent.
L’énergie nucléaire, longtemps controversée en raison des risques d’accidents et de la gestion des déchets radioactifs, suscite aujourd’hui un intérêt croissant en Afrique face à l’augmentation des besoins en électricité.
À ce jour, seule l’Afrique du Sud dispose d’une centrale nucléaire opérationnelle. Toutefois, plusieurs Etats africains affichent désormais leurs ambitions dans ce secteur stratégique afin de renforcer leur sécurité énergétique et soutenir leur développement industriel.
Le président du conseil d’administration du Rwanda Atomic Energy Board, Lassina Zerbo, a mis en avant les opportunités offertes par les nouvelles technologies nucléaires, notamment les petits réacteurs modulaires (SMR) et les micro-réacteurs.
« Le futur du nucléaire en Afrique au XXIe siècle ne ressemblera pas à l’industrie nucléaire du XXe siècle. Les petits réacteurs modulaires et les micro-réacteurs changent la donne. Cette technologie offre davantage de flexibilité, renforce la sécurité, réduit les délais de construction et s’adapte mieux à nos infrastructures électriques », a-t-il déclaré.
Le Rwanda, le Ghana et l’Afrique du Sud figurent parmi les pays manifestant un intérêt soutenu pour ces technologies émergentes. Toutefois, la question du financement demeure l’un des principaux défis évoqués lors des travaux du sommet.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi, a indiqué que des avancées importantes avaient été enregistrées après l’accord conclu l’an dernier avec la Banque mondiale, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de financement du nucléaire civil.
« Il est désormais possible que les portes des institutions financières internationales s’ouvrent également au nucléaire. Nous sommes à un stade très avancé des discussions avec la Banque africaine de développement afin de créer des opportunités de financement pour l’Afrique », a affirmé M. Grossi.
(AIP)
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