Abidjan, 27 mai 2026 (AIP)- Une application permettant de signaler des cas de Violences basées sur le genre (VBD) en trois secondes à partir d’un message téléphonique dénommée « Woukami » est officiellement lancée.
La cérémonie de lancement a eu lieu samedi 23 mai 2026 à Cocody-Abidjan, lors d’une conférence de presse. L’initiatrice, Marie-Lucienne N’Guessan, a procedé à la présentation de Woukami, un emprunt à la langue Baoulé qui signifie « Aide moi ».
A cette occasion Mme N’Guessan a expliqué que l’application mobile a été développée pour aider les victimes des VBG.
Selon elle, on constate qu’en Côte d’Ivoire et partout dans le monde de plus en plus de personnes sont victimes de VBG. Parfois, elles n’ont pas d’outils accessibles ou de simplicité pour pouvoir signaler ces violences.
« Donc, l’application mobile vient répondre à ces besoins en donnant la possibilité aux victimes des VBG de pouvoir signaler par message téléphonique, une violence en trois secondes à partir de l’application ou encore de pouvoir signaler une alerte de manière anonyme, en ajoutant des preuves de type photo, audio, vidéo », a-t-elle indiqué.
L’application est disponible sur Play Store et bientôt sur App Store. Simplement, il faut s’inscrire sur la plateforme. A l’aide du bouton SOS, on peut signaler une alerte de manière spontanée.
Au-delà, de ce bouton, il y a la rubrique signaler une alerte à froid, qui permet d’ajouter des preuves, mettre une description ou même enregistrer un audio pour pouvoir signaler la violence.
Après la signalisation, l’alerte est envoyée aux organismes de lutte contre les VBG qui sont dans un rayon de 50 kilomètres de la localisation, ainsi qu’à des contacts d’urgence ou protecteurs protecteurs, explique-t-on.
« J’invite l’ensemble de la population à télécharger massivement Woukami parce que nous ne savons jamais qu’est-ce que nous pourrions faire face à un cas de violence ou qu’est-ce que nous pourrions faire face à un cas de perte d’un proche que nous avons besoin de retrouver. Je voudrais inviter les différents organismes, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant ainsi que les institutions publiques à se joindre à ce projet, afin que nous puissions établir des partenariats concrets qui permettront de pouvoir développer Woukami encore davantage et toucher un plus grand nombre de personnes », a-t-elle lancé.
(AIP)
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