Bouaké, 27 mai 2026 (AIP)- Le grand imam de la mosquée de Dougouba à Bouaké, Badjawari Touré, a invité mercredi 27 mai 2026 les fidèles musulmans à s’inspirer de l’exemple du prophète Ibrahim et de son fils Ismaël en cultivant l’obéissance, la soumission à Dieu et le respect des parents, lors de son sermon prononcé à l’occasion de la célébration de la fête de la Tabaski.
Dans son prêche à l’issue de la prière de l’Aïd el-Kebir, l’imam a rappelé l’origine de cette fête religieuse qui commémore l’épreuve imposée par Dieu au prophète Ibrahim lorsqu’il lui demanda de sacrifier son fils Ismaël en signe de foi et d’obéissance.
Selon le troisième adjoint de l’imam, Savané Ibrahima, le guide religieux a d’abord retracé l’historique de la Tabaski avant d’expliquer aux fidèles les critères relatifs aux animaux destinés au sacrifice rituel.
« L’imam a d’abord fait l’historique de la fête de la Tabaski, qui commémore l’épreuve du prophète Ibrahim et de son fils Ismaël. Lorsque Dieu a ordonné à Ibrahim d’immoler son fils, puis l’a remplacé par un bélier, cet événement est devenu la tradition que les musulmans perpétuent chaque année à travers le sacrifice rituel », a expliqué Savané Ibrahima.
Le sermon a ensuite porté sur les enseignements tirés de cet épisode. Le premier enseignement évoqué concerne les relations entre les parents et les enfants. L’imam a rappelé que lorsque le prophète Ibrahim informa son fils Ismaël de l’ordre divin lui demandant de le sacrifier, celui-ci accepta la volonté de Dieu et encouragea son père à exécuter cet ordre.
« L’imam a mis en évidence le rapport d’obéissance et de soumission entre le fils et le père. Ismaël, alors adolescent, a accepté la décision de son père parce qu’elle émanait de Dieu », a rapporté son adjoint.
Le second enseignement développé par le guide religieux porte sur la relation entre la créature et son Créateur. Il a souligné que malgré son âge avancé et le fait qu’Ismaël était son unique fils, Ibrahim s’est soumis à la volonté divine sans hésitation.
À travers cet exemple, l’imam a exhorté les fidèles à respecter leurs parents afin de préserver l’harmonie dans leurs familles et à observer les prescriptions divines pour espérer la récompense dans l’au-delà.
Selon Savané Ibrahima, le sermon s’est achevé par des prières en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble en Côte d’Ivoire.
Le guide religieux a invoqué la bénédiction d’Allah pour la préservation de la paix dans le pays et a formulé des vœux de concorde entre les populations ivoiriennes.
Présent à la cérémonie, le secrétaire général de la préfecture de Bouaké, Vanié Bi Jean-François, représentant le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, également maire de Bouaké, a transmis un message de reconnaissance à la communauté musulmane.
« Monsieur le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, également maire de la commune de Bouaké, me charge, en ce jour béni de la fête de la Tabaski, d’adresser ses salutations au grand imam de Bouaké, Badjawari Touré, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté musulmane », a déclaré M. Vanié.
Il a indiqué que le ministre lui a également demandé de traduire sa reconnaissance aux fidèles musulmans pour les prières et bénédictions formulées en faveur du Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi que pour la paix, la stabilité et le bien-être des populations de Côte d’Ivoire et de la ville de Bouaké.
La célébration de la Tabaski a rassemblé de nombreux fidèles à la grande mosquée de Dougouba venus accomplir la prière de l’Aïd avant de procéder au sacrifice rituel du mouton, conformément à la tradition musulmane.
(AIP)
rkk

