Abidjan, 06 juin 2026 (AIP)– Les chefs de village, de tribus et de cantons de Diabo et Languibonou ont apporté, samedi 06 juin 2026, des précisions en réponse au communiqué du ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, publié jeudi 04 juin 2026.
Dans un texte intitulé « Droit de réponse des chefs de tribus, de villages et de cantons de Diabo et Languibonou », dont copie a été transmise à l’AIP, les notables contestent toute forme d’injure ou de manque de respect envers quiconque, affirmant que leur précédente déclaration relevait d’une dénonciation d’actes précis, fondée sur l’article 8 de la loi organique n°2020-942 du 25 novembre 2020.
« La loi reconnaît à chaque canton la souveraineté dans la désignation de ses Chefs. Alerter la Chambre nationale et l’opinion quand ces règles sont violées relève de notre responsabilité coutumière, non d’un manque de respect », soulignent-ils.
Concernant la légalité et la légitimité de leur démarche, ils estiment qu’un décret présidentiel confère une responsabilité mais ne donne pas le droit de violer les us et coutumes ni de s’immiscer dans les affaires internes d’autres cantons. Ils rappellent que le représentant régional de la Chambre nationale se doit d’être le garant du respect des textes et des traditions pour tous les cantons du Gbêkê.
Les chefs traditionnels affirment avoir privilégié le dialogue avant de recourir aux réseaux sociaux. Une délégation des cantons de Diabo et Languibonou a rencontré les parents de Nanan N’Goran Koffi II dans son village pour l’interpeller, en vain. « Face à la persistance des ingérences, nous avons saisi par écrit la Chambre nationale. Les réseaux sociaux ne sont que l’écho de notre désespoir face à l’inaction », écrivent-ils.
S’associant à l’appel à l’unité et à la paix lancé par le ministre, ils estiment toutefois que « l’unité se construit sur le respect des règles, la justice et la vérité », et que l’on ne préserve pas la cohésion en étouffant les voix de ceux qui subissent l’injustice.
En conclusion, les chefs de village, tribus et cantons de Diabo et Languibonou réaffirment leur attachement à la République, à ses institutions et à la paix. Ils demandent au ministre, « fils Gblo comme nous », de se faire l’avocat du dialogue et du respect de l’article 8, tout en se déclarant ouverts à toute concertation sous l’égide des autorités administratives et de la Chambre nationale.
« Nous restons ouverts à toute concertation, sous l’égide des autorités administratives et de la Chambre nationale, pour régler ce différend selon les voies de la sagesse qui ont toujours caractérisé le peuple Gblo », conclut le porte-parole des notables.
(AIP)
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